Fôret en Mongolie intérieure
Fôret en Mongolie intérieure © Grolo/Xinhua Press/Corbis

Trois millions d’arbres ont été étudiés par des chercheurs pour comprendre comment ils réagissaient en forêt. Les différentes espèces d’arbres se comportent différemment selon les conditions climatiques dans lesquelles ils évoluent, leurs caractéristiques propres ou encore le fait que la forêt soit sauvage ou exploitée.

Quelque 40 chercheurs venus de tous horizons (Suisses, Australiens...) se sont basés sur trois critères pour comprendre leur fonctionnement : la densité de leur bois, la surface des feuilles et la hauteur maximale de l’arbre.

Georges Kunstler , ingénieur forestier à l'IRSTEA (Institut national de recherche en sciences et technologies pour l'environnement et l'agriculture) a participé à l'étude :

Il y a des espèces qui sont capables de tolérer la compétition et continuent de pousser de manière efficace. Et d'autres qui poussent vite quand il y a peu de compétiteurs, justement pour devenir dominants.

Une diversité utile

On pourrait penser que la diversité des espèces ne nuit pas à la compétition entre les arbres. C'est tout le contraire. Suite à un incendie, la forêt doit se régénérer, les arbres repoussent tous. Mais ceux qui grandissent le plus vite, sont ceux qui ont des feuilles larges (plus utiles pour capter la lumière du soleil) et le bois léger. En revanche, ces arbres ont une durée de vie relativement courte.

Le deuxième cas de figure est celui d’une forêt déjà installée. Les arbres qui ont la meilleure place sont les arbres qui ont un bois lourd et des feuilles épaisses.

Améliorer la gestion des forêts

Les chercheurs peuvent désormais prédire la croissance des arbres en fonction de leurs voisins. Il sera aussi possible de contrer l’impact du réchauffement climatique en choisissant une combinaison d’arbres pour garantir leur bien-être.

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