Vaccination Ebola
Vaccination Ebola © Reuters

Un vaccin est testé actuellement en Guinée et ses résultats ont été observés de près par l'OMS (Organisation mondiale de la Santé). Ils sont jugés "encourageants et prometteurs". Plus de 11.000 personnes en sont mortes depuis l'an dernier en Afrique de l'Ouest.

Le vaccin s'est révélé à 100% efficace lors d'un essai clinique réalisé sur le terrain en Guinée sur plus de 4.000 personnes. Les résultats pourraient mener à une campagne d'injections et mettre fin à l'épidémie qui fait rage depuis plus d'un an et demi.

Le vaccin pourrait changer la gestion des épidémies futures

Les conclusions de cette expérimentation ont été publiées par The Lancet (en anglais) et présentées par Margaret Chan, la présidente de l'OMS, lors d'une conférence de presse à Genève :

Un vaccin efficace sera une arme supplémentaire très importante dans la lutte contre l’actuelle flambée d’Ebola et les flambées futures.

Des précisions doivent encore être apportées après les essais de ce vaccin contre Ebola, appelé VSV-EBOV, et mis au point par Merck et NewLink Genetics avec l'Agence de la santé publique du Canada. En effet, s'il semble avoir été efficaces sur tous les sujets vaccinés, il est trop tôt pour pouvoir parler d'une "immunité collective". L'OMS recommande donc de poursuivre l'essai, avec l'accord des autorités guinéeennes.

►►► Le communiqué de l'OMS | Un vaccin efficace contre le virus Ebola est à portée de main

Tous les participants étaient "à risques", Danielle Messager.

Un autre vaccin est également en cours d'expérimentation dans le pays voisin, la Guinée. Il a été élaboré la firme britannique GSK avec l'Institut américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAID).

Plus de 11.000 morts

La dernière vague d'Ebola est la plus grave depuis que le virus a été identifié en 1976. En un an et demi, 27.748 personnes ont été infectées et plus de 11.200 personnes sont mortes de l'épidémie, essentiellement dans trois pays d'Afrique de l'Ouest (Sierra Leone, Guinée et Liberia), depuis que la fièvre Ebola s'est déclarée en décembre 2013.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.