Le satellite est un nouvel outil dans la lutte contre le changement climatique. Il sera mis en orbite par la fusée Véga qui partira de Kourou dans la nuit de mardi à mercredi

Véga décollera avec ses deux satellites de Kourou le 1 août
Véga décollera avec ses deux satellites de Kourou le 1 août © AFP / CNES

Une nouvelle mission pour la petite fusée Vega. Depuis la base spatiale de Kourou, elle lancera deux satellites : OPSAT3000 pour le ministère de la défense italien, et Venus, pour une mission conjointe franco israélienne.

Venus est un satellite doté d'un capteur unique. Sa précision inégalée de 5 mètres au sol, doit permettre d'améliorer le suivi des changements climatiques, mais aussi de surveiller la végétation pour les agriculteurs. Depuis 720 kilomètres d'altitude, le satellite Venus doit photographier 110 sites tous les deux jours : de la forêt amazonienne au sol gelé de la Sibérie, en passant par les campagnes auvergnates ou le Sahel.

Les images captureront des morceaux de sol de 27 kilomètres de large, toujours les mêmes. De quoi alimenter les modèles d'évolution du climat. Car regarder la végétation pousser, mesurer son étendue, évaluer les échanges gazeux du sol avec l'air, c'est donner aux simulateurs des informations précieuses pour affiner les scénarios. Mais c'est aussi utile aux agriculteurs, aux forestiers et même aux gestionnaires des barrages par exemple.

Mais tout ça n’est possible qu'à condition de passer assez souvent au même endroit, explique Gérard Dedieu chercheur au centre d'études spatiales de la biosphère, car le problème de ces systèmes c’est la couverture nuageuse : "Quand on a une image tous les dix jours, il suffit de ne pas avoir de chances pour se retrouver avec une seule image claire par mois. Sachant que le développent du maïs c’est trois mois on n’aura que deux ou trois informations sur la période. Si on passe à deux jours, comme ce sera le cas avec Venus, on aura une information beaucoup plus précise à fournir".

La durée de la mission de Venus est courte, deux ans et demi

Tout simplement parce que Venus est un satellite éclaireur, il sert à valider des techniques, précise Pierrick Ferrier, ingénieur au CNES :"pour nous l’intérêt c’est de montrer l’apport de la revisite à deux jours. Pour ce faire on va observer deux cycles de végétations sur les deux hémisphères. Au bout de ans et demi on a atteint l’objectif de démonstration, on n’a pas besoin de rester plus longtemps en orbite".

Quant aux israéliens, co-financeur du projet, leur objectif premier est de tester la propulsion électrique du satellite.

Le lancement sera visible en direct sur le site du CNES. début de la mission à 3H58, heure de Paris, dans la nuit de mardi à mercredi.

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