Après le Brésil, ce pays d’Amérique Latine est le deuxième le plus touché par la maladie.

Démoustication dans la maison d'une femme attenite du virus à Acacias en Colombie
Démoustication dans la maison d'une femme attenite du virus à Acacias en Colombie © Fernando Vergara/AP/SIPA

Après le Brésil, ce pays d’Amérique Latine est le deuxième le plus touché par la maladie, avec 20.500 cas confirmés, dont 2.000 femmes enceintes et la mort, confirmée, de trois patients atteints par le virus.

Les autorités colombiennes ont précisé vendredi que les trois décès au virus Zika ont été précédés du syndrome de Guillain-Barré, une maladie neurologique pouvant mener à la paralysie définitive et possible effet du Zika. "D'autres cas vont apparaître", a averti la directrice de l'Institut national de la Santé (INS), Martha Lucia Ospin. C'est la première fois qu'un responsable gouvernemental attribue des décès au virus, également suspecté d'entraîner une malformation congénitale, la microcéphalie.

A Bogota, la correspondance de Zoé Berry

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Zika, trois morts en Colombie

Retarder les grossesses dans les pays à risque reste très hypothétique

Le ministère de la Santé colombien recommande aux femmes d'éviter toute grossesse, mais dans le pays, l'accès aux moyens contracéptifs est très compliqué et l'interruption volontaire de grossesse n'est autorisée qu'en cas de danger pour la santé de la mère. Même recommandation en Equateur et au Salvador qui punit les IVG de 40 ans de prison. .

Le Haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme a souligné vendredi l'inutilité des recommandations de ne pas tomber enceinte dans les pays qui interdisent ou limitent strictement l'accès aux méthodes de planning familial, comme la contraception ou l'avortement.

La ministre salvadorienne de la Santé, Violeta Menjivar, a assuré vendredi que les contraceptifs étaient désormais plus facilement disponibles dans les hôpitaux publics du pays, renouvelant son "appel aux femmes à penser de manière responsable".

Au Brésil , le plus grand pays catholique du monde, l'épidémie a rouvert le débat sur l'avortement, possible uniquement en cas de viol, quand la vie de la mère est en danger ou dans le cas de foetus acéphales (sans cerveau).

Les explications d'Hélène Seingierà Rio de Janeiro

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Zika et contraception au Brésil

Avec 1,5 million de personnes contaminées, 404 cas de bébés nés avec une microcéphalie depuis octobre et 3.670 autres cas suspects associés au Zika, contre 147 confirmés sur l'ensemble de l'année 2014, le Brésil est le pays le plus atteint. Dans le pays qui attend un million de touristes à Rio ce week-end à l'occasion de son célèbre carnaval, qui dure jusqu'à mardi, militaires et agents sanitaires vont depuis des jours de maison en maison pour distribuer des tracts et conseiller les gens. La présidente du Brésil Dilma Rousseff a promis de "gagner la guerre" contre le moustique, mais l'issue du combat dépend grandement de l'aide de la population.

L'Amérique Latine est la région la plus affectée par l'épidémie

Devant l'explosion de cas de microcéphalie en Amérique du Sud, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a décrété une "urgence de santé publique de portée internationale" et a multipliés les conseils et les mesures, comme les opérations de fumigation contre les moustiques en Amérique du Sud, les recommandation par les autorités de santé américaines de pratiquer l'abstinence sexuelle ou d'utiliser des préservatifs si l'on revient de zones à risques, voire de reporter son don de sang selon l'OMS, après l'annonce, aux Etats-Unis, d'un cas de transmission par voie sexuelle, puis la découverte par des chercheurs brésiliens de sa présence sous forme active dans la salive et l'urine. Les scientifiques insistent toutefois sur le fait que le moustique reste le principal vecteur du virus.

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