L'Autorité des marchés financiers et l'ACPR, gendarme des banques et assurances, mettent en garde les personnes âgées vulnérables contre les démarchages agressifs et les propositions d'assurances ou de placements inadaptés. Des groupes de travail vont se mettre en place à la rentrée.

L'autorité des marchés financiers met en garde cet été, notamment les seniors, contre les démarcharges au téléphone ou à domicile qui se multiplient pour des placements ou des couvertures santé
L'autorité des marchés financiers met en garde cet été, notamment les seniors, contre les démarcharges au téléphone ou à domicile qui se multiplient pour des placements ou des couvertures santé © Getty / sturti

Tous les seniors ne sont pas logés à la même enseigne. Ceux qui inquiètent Nathalie Beaudemoulin, directrice du contrôle des pratiques commerciales à l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (APCR), le gendarme des assureurs et des banques, ce sont ceux qui se situent dans une "zone grise, pas sous tutelle ou curatelle", explique t-elle, "mais qui commencent à moins percevoir leur intérêt et à avoir un consentement un peu moins éclairé sur leurs décisions financières". Des personnes de plus en plus nombreuses avec le vieillissement de la population et qui peuvent être ciblées par des démarchages par téléphone ou à domicile.

Des placements rentables à long terme pour des personnes de plus de 80 ans

Lors de ses contrôles dans les établissements de banques et d'assurances ou chez les courtiers, l'APCR a découvert des pratiques parfois abusives. "On a vu des cas de personnes qui ont souscrit sans s'en rendre compte de nouveaux produits d'assurances alors qu'elles étaient déjà assurées" raconte Nathalie Beaudemoulin, "ou dans le domaine des produits financiers, la souscription de produits complexes, rentables à long terme, pour des personnes déjà assez âgées".

L'ACPR admet dans le même temps que certaines banques et certains assureurs sont conscients du problème et de l'enjeu du vieillissement. Plusieurs ont déjà mis en place des actions, comme l'interdiction de vendre des produits financiers complexes aux plus âgés, ou le fait de recevoir systématiquement les plus de 75 ans au lieu de les démarcher par téléphone. 

Des pratiques qui seront discutées et mises en commun dans des groupes de travail intégrant également les associations de défense des consommateurs, à partir du mois de septembre.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.