De "Chernobyl" à "Years and Years", en passant par la série déjà culte "Fleabag" et la truculente "What We do in the Shadows" : voici nos préconisations estivales.

"Chernobyl" retrace en 5 épisodes et avec brio la catastrophe nucléaire survenue le 26 avril 1986 en Ukraine.
"Chernobyl" retrace en 5 épisodes et avec brio la catastrophe nucléaire survenue le 26 avril 1986 en Ukraine. © HBO

Voici venu le cœur de l'été, les journées passées à buller ou tout du moins à rattraper ce que la cadence effrénée de l'année ne nous a pas laissé le temps de faire. L'occasion de s'adonner à ce plaisir délicieusement coupable qu'est la découverte compulsives de nouvelles séries. Pour vous y retrouver, voici notre sélection. 

"Chernobyl" : Apocalypse now 

De quoi ça parle : De la pire catastrophe nucléaire du XXe siècle. De son déroulement, heure par heure, ce 26 avril 1986, et de la façon  désastreuse dont elle a été gérée par les autorités soviétiques malgré les avertissements lancés par des scientifiques.

Nombre de saisons : 1

Pourquoi ça mérite d’occuper vos soirées d’été : Malgré le peu de suspense sur les conséquences dramatiques de l’explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl, la mini-série de HBO nous tient en haleine. Avec une précision quasi-documentaire, des images très léchées (on pense à cette scène, aussi poétique que terrifiante, où les particules radioactives volent sur les habitants, fascinés par le spectacle de l’incendie de la centrale), elle s’attache à retracer les causes de la catastrophe, la chaîne de responsabilités. La menace sourde, niée par un pouvoir soviétique qui cherche avant tout à protéger son image, résonne avec notre époque marquée par les fausses informations et le réchauffement climatique.

: OCS

"Fleabag" : délicieusement excentrique (et déjà culte) 

De quoi ça parle : D’une trentenaire londonienne un peu givrée, carrément provoc’, à la sexualité vorace, et qui a du mal à trouver sa place dans une famille compliquée.

Nombre de saisons : 2

Pourquoi ça mérite d’occuper vos soirées d’été : Pour l’interprétation formidable de Phoebe Waller-Bridge, également créatrice de la série. Sa façon de jouer avec le 4e mur, à l’aide d’œillades entendues et hilarantes en direction de la caméra. Phoebe Waller-Bridge envoie joyeusement valser le politiquement correct, avec des répliques délicieusement crues, mais sans renoncer à la subtilité de son personnage. Une petite merveille.

: Amazon vidéo

"Mouche" : une adaptation réussie 

De quoi ça parle : De la même chose que Fleabag (voir ci-dessus) puisque Mouche en est l’adaptation française, quasiment plan par plan. 

Nombre de saisons :

Pourquoi ça mérite d’occuper vos soirées d’été : Adapter la formidable série Fleabag pour le public français, l’idée de départ ressemblait à une pure folie. Mais au final, Mouche se révèle une totale réussite. Jeanne Herry, au scénario et à la réalisation, a tout compris de cette anti-héroïne en miettes. Camille Cottin, dans le rôle-titre, nous surprend, nous touche, nous fait rire. Comme dans cette scène déjà culte où son personnage se masturbe… sur un discours de Benoît Hamon. 

: MyCanal

"Years and years" : glaçante dystopie britannique 

De quoi ça parle : La vie d’une famille de Manchester racontée sur 15 ans, dans la Grande-Bretagne post-Brexit et alors que Donald Trump termine un second mandat. 

Saisons : 1

Pourquoi ça mérite d’occuper vos soirées d’été : Prenez tout ce qui vous inquiète en 2019, et poussez le curseur un peu plus loin. Il y a du Black Miror mâtiné de House of Cards, dans cette glaçante dystopie, réaliste ou alarmiste (chacun en jugera). Emma Thompson est saisissante en sosie de Marine Le Pen teintée de Nigel Farage.

: MyCanal

"The Handmaid's Tale" : haletante et esthétique

De quoi ça parle : La démocratie américaine a été renversée par une théocratie totalitaire et phallocrate. La pollution ayant dramatiquement réduit la fertilité des femmes, celles qui peuvent encore tomber enceintes deviennent des esclaves sexuelles, à la disposition de la caste dirigeante. 

Nombre de saisons : 3

Pourquoi ça mérite d’occuper vos soirées d’été : Parce que cette dystopie (adaptée d'un roman de Margaret Atwood) offre une réflexion sur le corps des femmes qui résonne avec l'Amérique de Trump. Mais aussi pour la puissance des images, dont les symboles s'inspirent des régimes totalitaires, du groupe État islamique et du Moyen-âge. Et puis pour sa capacité à nous tenir en haleine même si, pour être tout à fait honnête, la saison 3 marque un net essoufflement.

Où : OCS

"What Do We Do in the Shadows" : entretien avec des vampires

De quoi ça parle : De Nandor, Laszlo, Nadja et Guillermo, trois vampires roumains âgés de plusieurs siècles qui vivent à New York avec un humain. 

Nombre de saisons : 1

Pourquoi ça mérite d’occuper vos soirées d’été : Cette série filmée à la manière d'un faux documentaire de télé-réalité est un petit bijou d'humour loufoque qui nous emmène dans le quotidiens de vampires losers. C'est du grand n'importe quoi, et c'est hilarant.

: MyCanal 

"Family Business" : un casting fructueux

De quoi ça parle : La famille Hazan tient une boucherie casher, à Paris. Mais face aux difficultés financières, le père (Gérard Darmon) envisage de vendre son commerce. Lorsqu'il apprend que le cannabis va être légalisé, son fils - Jonathan Cohen qui, jusque là, multiplie les projets sans vraiment réussir - décide de transformer le magasin en "beuhcherie".

Nombre de saisons :

Pourquoi ça mérite d’occuper vos soirées d’été : C'est léger, ça ne se prend pas au sérieux. Enfin une comédie française que Netflix réussit !

Où : Netflix

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