Le salon Virtuality, qui se déroule jusqu'à samedi soir à Paris, permet de prendre le pouls d'un milieu en constante évolution. À côté des prouesses technologiques, certaines entreprises imaginent du contenu destiné à la prévention : elles immergent les participants dans des situations pour mieux les sensibiliser.

Le salon Virtuality aborde la technologie de la réalité virtuelle sous toutes ses formes.
Le salon Virtuality aborde la technologie de la réalité virtuelle sous toutes ses formes. © AFP / ERIC PIERMONT

Hologrammes, casques et manettes de plus en plus réactifs : la réalité virtuelle ne cesse de se développer. Au salon Virtuality qui se déroule jusqu'à samedi soir au Centquatre à Paris, les visiteurs peuvent tester ces dispositifs de plus en plus perfectionnés... mais aussi toutes leurs applications. 

Initialement pensé pour le jeu, le cinéma ou pour des applications professionnelles dans la santé ou l'industrie, la réalité virtuelle se développe de plus en plus sur des thématiques liées à la société, au bien-être en entreprise, à l'humanitaire. De nouveaux acteurs - dont beaucoup de start-ups, qui gardent encore l'apanage des innovations dans ce domaine - proposent des dispositifs de sensibilisation basés sur l'immersion.

Médecins sans frontières vous met dans la peau d'une victime

Pour sensibiliser à ses opérations de secourisme et d'action humanitaire, l'ONG Médecins sans frontière a mis au point un petit film. S'il commence comme un film traditionnel, il propose rapidement une vision subjective, qui place le spectateur dans la peau d'une victime d'un attentat, dans un pays non défini, où les médecins de Médecins sans frontières sont en intervention. 

Bon point : le film est visible sur YouTube avec un masque VR simple. Un simple "cardboard", un masque en carton dans lequel on glisse son téléphone, peut suffire. 

Reverto sensibilise au sexisme et au harcèlement en entreprise

À mille lieues des expériences faisant appel à la 3D ou à l'intelligence artificielle, l'expérience "La Traque" conçue par l'entreprise Reverto repose sur une technique simple : c'est un film tourné à 360°.

Vous y incarnez Zoé, une jeune femme qui débarque dans une entreprise... et qui est confrontée, tout au long d'une année de travail, à différentes situations de sexisme ordinaire. En sept minutes, vous êtes mitraillé par de nombreuses remarques : qu'est-ce qui est d'ordre professionnel ? Où commence le harcèlement ? Quelles sont les attaques directes ? Les femmes sont-elles exemptes de clichés sexistes entre elles ? Autant de questions que pose cette expérience de sept minutes - suivie d'un questionnaire à l'attention des travailleurs en formation lorsque Reverto intervient en entreprise. 

Pitchboy aide à mener des conversations argumentées

Cette start-up a mixé deux technologies : la réalité virtuelle et l'intelligence artificielle, pour créer des "bots conversationnels" plus vrais que nature. À l'image, des personnages incarnés par des comédiens vous mettent face à des situations plus ou moins simples. Capable de comprendre ce que vous dites, l'IA génère alors les interactions - les plus naturelles possibles. 

L'entreprise commercialise ce dispositif pour assurer des formations dans des services dont les employés sont au contact du public, pour simuler différents types de discussions avec des clients. Mais elle a aussi conçu, avec une association, une application de sensibilisation à la radicalisation : quel discours adopter face à un adolescent chez qui l'on détecte des premiers signes de radicalisation ?

"D'un seul geste" forme aux premiers secours

Le bouche-à-bouche, la fameuse position latérale de sécurité et le massage cardiaques : autant de pratiques essentielles mais qui sont parfois difficiles à appliquer quand on les a apprises sur un mannequin de plastique. Ainsi, cette entreprise propose, avec un casque de réalité virtuelle, d'avoir l'impression d'intervenir en conditions réelles sur un véritable personnage. Avec cette méthode, elle assure que la formation ne prend plus qu'une heure.

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