A compter du 10 décembre, il sera possible de se faire prescrire des préservatifs chez son généraliste. Ils seront "complètement pris en charge" par la Sécurité sociale, annonce la ministre de la Santé Agnès Buzyn.

Seuls 57% des étudiants français assurent se protéger à chaque rapport
Seuls 57% des étudiants français assurent se protéger à chaque rapport © AFP / YASUYOSHI CHIBA

Le remboursement des préservatifs de la marque Eden, annoncé ce mardi matin par la ministre de la Santé Agnès Buzyn sur France Inter, réjouit l'associations AIDES. Caroline, responsable du plaidoyer au sein de l'association de luttre contre le VIH, salue "une décision importante".

« Désormais, tous les outils de prévention du Sida ou des maladies sexuelles transmissibles sont remboursés par la Sécurité sociale. C’était le maillon manquant que nous réclamions. Le préservatif doit être disponible largement et gratuitement auprès des associations et des médecins »

Au sein de l’association, on espère que cela libérera la parole dans les cabinets. "Aujourd’hui, contrairement aux idées reçues, ce sont souvent les médecins qui ont des réticences à parler de santé sexuelle, alors que les patients sont demandeurs de conseils", précise Caroline Izambert.

Plusieurs personnalités engagées dans la lutte contre le Sida, comme le conseiller régional d'Île-de-France, Jean-Luc Roméro, ont également salué cette annonce.

Premières prescriptions à partir du 10 décembre

"La Haute Autorité de Santé a émis un avis favorable", a expliqué Agnès Buzyn, qui précise que la mesure entrera en vigueur le 10 décembre.

Le remboursement concernera uniquement la marque de préservatifs Eden, du laboratoire français Majorelle. "C’est un signal fort pour redynamiser l’image du préservatif. Il faut montrer qu’il n’est pas un gadget sexuel mais bien un véritable outil de prévention indispensable", complète la ministre.

Chaque année, plus de 6 000 nouveaux cas de séropositivité sont découverts en France, chez les jeunes mais aussi chez les seniors, comme le montre une récente enquête de Santé Publique France. Dans une autre étude, réalisée en 2016 par la mutuelle étudiante SMEREP, on apprenait que 14% des étudiants français et 9% des lycéens n’utilisent jamais de préservatif.

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