Le gouvernement prend cette mesure face à un "recul de la contraception chez un certain nombre de jeunes femmes", qui y renoncent en premier lieu pour des raisons financières. La contraception gratuite était jusque là réservée aux mineures.

Un médecin montre différents contraceptifs féminins dans un cabinet de banlieue parisienne, le 14 juillet 2021
Un médecin montre différents contraceptifs féminins dans un cabinet de banlieue parisienne, le 14 juillet 2021 © AFP / DIDIER PALLAGES

La contraception en France sera désormais gratuite pour toutes les femmes jusqu'à 25 ans, dès le 1er janvier 2022. Le ministre de la Santé l'a annoncé ce matin sur le plateau de France 2. "J'ai fait le constat, en lien avec les autorités scientifiques, d'un recul de la contraception chez un certain nombre de jeunes femmes, et le premier motif c'est un renoncement pour raisons financières", a déclaré Olivier Véran.

Toutes les contraceptions féminines concernées

Dans un premier temps, le ministre a annoncé "une prise en charge de la contraception hormonale, du bilan biologique qui peut aller avec, de la consultation de prescription et de tous les soins qui sont liés à cette contraception". Interrogé par franceinfo, le ministère de la santé a ensuite confirmé que tous les types de contraception féminine étaient concernés par la gratuité, et pas seulement la contraception hormonale.

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Lutter contre la précarité contraceptive

La prise de contraception recule chez les femmes de 18 à 25 ans, et "le premier motif c'est que ça coûte trop cher", précise le ministre, qualifiant cette situation d'"insupportable".

La gratuité de la contraception était déjà accordée depuis 2013 aux jeunes filles de leurs 15 ans à leurs 18 ans, dont le taux de recours à l'IVG (interruption volontaire de grossesse) a nettement baissé depuis, passant de 9,5 à 6 pour 1 000 entre 2012 et 2018.

La barre est désormais mise à 25 ans car "c'est un âge qui correspond, en terme de vie économique, sociale et de revenu" à "davantage d'autonomie", toujours selon Olivier Véran. "C'est aussi l'âge où l'on va quitter définitivement la complémentaire de santé de son foyer", ce qui simplifie la confidentialité vis-à-vis des parents dans la prise d'un moyen de contraception. Le coût de cette mesure est estimé à 21 milliards d'euros.

Une avancée avant tout économique

C'est "une bonne nouvelle", pour le planning familial, qui revendiquait cette mesure depuis un certain temps. Jusque là, pour obtenir une contraception gratuite et anonyme, il fallait se rendre dans un centre de planification, difficilement accessible depuis une zone rurale ou dans les outre-mer. 

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Toutefois, cela ne résout pas le problème de l'égalité face à la contraception, selon les premières concernées. La gratuité du préservatif, qui permettrait de partager davantage la charge mentale de la contraception, n'a par exemple pas été évoquée par le gouvernement. Ces femmes demandent à ce que la contraception masculine soit davantage visibilisée.