Classe de collège
Classe de collège © Max PPP

Le ministre de l'Education a annoncé la création de 10 000 postes supplémentaires. Ces postes "spécifiquement pour le secondaire" doivent venir s'ajouter aux 60 000 créations prévus dans la loi sur l'ecole.

Ces postes seront pourvus sous forme de contrats aidés, donc d'ores et déjà prévus au budget, et ils seront plutôt réservés à de jeunes diplômés, a précisé Vincent Peillon.

Sur Europe 1, Vincent Peillon a ainsi affirmé:

Il y aura 10.000 postes spécifiquement pour le secondaire et pour faire qu'il y ait plus de sérénité, de sécurité, d'adultes dans nos établissements. Nous avons le choix sur ces contrats, qui dureront entre 10 mois et 2 ans mais qui seront renouvelables, de prendre des gens qui sont diplômés, qui aujourd'hui peuvent avoir une licence, un BTS, et sont aujourd'hui sans emploi, ou même veulent continuer leurs études car une partie de ces contrats ne sont pas à plein temps

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Marc Bourreau s'est penché sur ces contrats aidés

Cette annonce intervient au lendemain de l'adoption définitive du projet de loi "d'orientation et de programmation pour la refondation de l'Ecole", qui prévoit le recrutement de 60 000 personnes en cinq ans, avec le vote du Sénat en seconde lecture, mardi.

L'opposition de droite, en pleine offensive contre la gestion budgétaire de l'Etat par le gouvernement de gauche de Jean-Marc Ayrault, s'est immédiatement emparée du sujet. L'ancien ministre UMP Benoist Apparu a ainsi dénoncé sur Europe 1 un "vieux fantasme de la gauche qui considère que l'efficacité du système éducatif ne dépend que du nombre de postes" - "Ces 10.000 postes seront du déficit en plus sans avoir de résultat scolaire", a-t-il ajouté.

La secrétaire générale adjointe de l'UMP Camille Bedin a pour sa part accusé, dans un communiqué, le ministre de l'Education nationale d'être "complètement déconnecté de la situation des finances publiques de la France".

Camille Bedin a déclaré:

Vincent Peillon est dans le toujours plus pour payer toujours moins. Embaucher toujours plus, c'est condamner à la précarité les membres de l'Education nationale.

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