392 078 bébés naîtront ce 1er janvier, ils auront l'honneur d'être les premiers de la nouvelle décennie, mais ils n'auront pas tous les mêmes chances de survie. C'est l'alerte que lance l'UNICEF pour cette nouvelle année.

L'un des premiers bébés de 2020 et sa mère, Laisani Raisili, 19 ans, au Nausori Maternity Hospital de Fidji.
L'un des premiers bébés de 2020 et sa mère, Laisani Raisili, 19 ans, au Nausori Maternity Hospital de Fidji. © Unicef

En France, 1 918 bébés verront le jour ce 1er janvier et devraient vivre durant de longues années. D'ailleurs, naître le jour du Nouvel An est souvent considéré comme un porte-bonheur. Mais dans le monde, des millions de bébés ne naîtront pas sous une bonne étoile.

En ce premier jour de la décennie, la moitié des naissances va se concentrer dans huit pays : l'Inde, la Chine, le Nigeria, le Pakistan, l'Indonésie, les États-Unis, la République Démocratique du Congo et l’Éthiopie et dans certains de ces pays, de nombreux nouveaux-nés ne connaîtront pas la fin du mois de janvier.

Une mortalité infantile toujours aussi inégalitaire

En ce début d'année, l'UNICEF tente donc de relancer la communication autour de son opération "Pour chaque enfant, une chance de vivre". En 2019, 2,54 millions de bébés sont décédés dans leur premier mois de leur vie.  

Si les progrès sont notables en matière de mortalité infantile, ils sont néanmoins encore très disparates selon les régions du monde. En Finlande ou au Japon, un nouveau-né sur 1 000 meurt dans les 28 premiers jours de sa vie. Au Pakistan ou en République Centrafricaine ils sont 42 pour 1 000 à perdre la vie dès le premier mois.

Certains nourrissons n'ont pas eu le temps de recevoir un nom : naissances prématurées, accouchements compliqués, ou encore infections comme la septicémie sont les causes avancées par le Groupe inter-organisations pour l’estimation de la mortalité juvénile

Selon l'UNICEF, des solutions existent cependant. Elles concernent en premier lieu l'investissement technique et financier dans les secteurs de la santé (formation des sages-femmes ou encore accès à l'eau potable dans tous les hôpitaux). 

L'exemple du Rwanda

L'exemple édifiant du Rwanda est souvent mis en avant : ce pays aux faibles revenus comptait en 1990, 41 décès de nouveaux-nés pour 1 000 naissances. En 2016, ce taux avait été divisé par deux (17 décès pour 1 000). Ces chiffres ont permis au Rwanda de dépasser des pays plus développés comme la République Dominicaine qui comptait la même année un plus fort taux de mortalité infantile.

Pour ce faire, le Rwanda a investi dans le secteur de la santé, avec notamment le développement de l'application mobile "RapidSMS" destinée à reconnecter les femmes enceintes en milieu rural à des médecins pouvant les suivre pendant leurs grossesses. 

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