Taux d'incidence très élevé dans le Pas-de-Calais ou les Alpes-Maritimes, stable ou en baisse par endroits : la situation est très disparate en France, à la veille d'une nouvelle conférence de presse du gouvernement. Découvrez où en est votre département sur notre carte.

Jean Castex s'exprimera jeudi soir.
Jean Castex s'exprimera jeudi soir. © AFP / Stéphane de Sakutin

Statu quo ou encore un tour de vis ? L'exécutif doit trancher sur de nouvelles restrictions sanitaires, comme des confinements locaux, face à l'épidémie de Covid-19 qui progresse dans certains territoires sans exploser au niveau national. Selon une source gouvernementale interrogée par l'AFP, Emmanuel Macron, qui réunissait mercredi un conseil de défense puis un conseil des ministres, a indiqué qu'il voulait maintenir sa stratégie et tout faire pour éviter un reconfinement national mais aussi un confinement le week-end. Y compris en Île-de-France, comme l'a révélé franceinfo. La question de l'acceptabilité d'un confinement le week-end par la population francilienne a pesé dans la décision, indiquent nos confrères. 

D'autres mesures sont envisagées, qui pourraient être annoncées durant l'habituelle conférence de presse gouvernementale jeudi, où s'exprimera Jean Castex. Parmi elles, l'interdiction des lieux de forte affluence, comme les quais, ou une nouvelle baisse des jauges dans les commerces, a indiqué cette source gouvernementale.

Certains départements surveillés de près

Dans l'immédiat, vingt départements, dont toute la région parisienne, touchée par le variant anglais du virus, plus contagieux, sont toujours sous surveillance. Certains ont vu leur taux d'incidence monter en flèche, comme le Pas-de-Calais et la Seine-Saint-Denis, qui dépassent les 400 cas pour 100 000 habitants sur sept jours, bien au-dessus du seuil d'alerte maximale fixé à 250 par les autorités sanitaires.

"Nous maintenons une approche qui est graduée, qui est ciblée, territoire par territoire (...) la situation n'est pas la même partout", a assuré le porte-parole du gouvernement mercredi. En effet, des départements où l'incidence est en hausse pourraient être ajoutés à la liste des territoires sous surveillance renforcée, tandis que d'autres pourraient en sortir

Dans certains départements (Moselle, Drôme, Bouches-du-Rhône et Alpes-Maritimes), le taux d'incidence a baissé ces derniers jours, comme l'indique notre carte. Au sein de cette liste de départements sous surveillance, la Drôme, le Rhône, la Meurthe-et-Moselle et l'Eure-et-Loir sont sous le seuil des 250 cas pour 100.000 habitants. 

Situation critique par endroits

La situation reste en revanche critique dans le Nord et le Pas-de-Calais, notamment dans l'agglomération de Dunkerque, déjà concernée par un confinement le week-end et où le taux d'incidence a dépassé localement le millier de cas pour 100 000 habitants, comme nous le rapportions dans un précédent article. 

Mais au niveau national, pas d'explosion. Le nombre de patients atteints de Covid-19 soignés en réanimation, les cas les plus graves, continue de progresser, avec 3 586 malades mardi. Si certains territoires sont saturés, le total reste loin des pics de la 2e vague (4 900) et encore plus de la première (7 000). Quant aux contaminations, elles ont connu une nouvelle hausse mais sans sursaut massif la semaine dernière, avec 145 419 personnes testées positives entre lundi et samedi, contre 136 314 la semaine précédente.   

Fin des restrictions : "Un horizon de plus en plus proche"

Lundi, le président de la République avait donné une perspective de sortie du tunnel, assurant qu'"il faut tenir encore quelques semaines, quatre à six semaines", entre maintien des restrictions et vaccinations pour freiner l'épidémie. "Le retour à une vie plus normale est en vue (...) peut-être dès la mi-avril", a abondé le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, évoquant "un horizon de plus en plus proche" s'agissant de la levée des mesures comme le couvre-feu. 

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Mercredi, la France a dépassé les 3 millions de personnes qui ont reçu une première dose de vaccin, dont 1,6 avec deux doses, en majorité des personnes âgées et des soignants. Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a prédit une accélération en mars, avec "une première vaccination" promise à "six millions de Français". Dans cette perspective, Emmanuel Macron devait aussi réunir mercredi en fin d'après-midi Jean Castex et les ministres concernés pour étudier les différents scénarios de réouverture des lieux publics et les contours d'un éventuel "pass sanitaire" pour y accéder.