Ce sont les communes les plus denses où la mortalité a le plus augmenté, selon une étude de l'Insee. La Seine-Saint-Denis, notamment, a été très touchée.

Le département de Seine-Saint-Denis a connu une forte hausse de la mortalité.
Le département de Seine-Saint-Denis a connu une forte hausse de la mortalité. © Insee

26% de décès supplémentaires entre début mars et mi-avril 2020. C'est la conclusion d'une étude de l'Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) publiée ce lundi. 

C’est au début de la semaine du 2 mars que l’on commence à enregistrer une hausse des décès en France, en pleine circulation du Covid-19. Très vite, la courbe grimpe. Elle atteindra son pic la semaine du 30 mars, pour ensuite progressivement décroître jusque mi-avril. Sur ces six semaines, indique l'Insee, 22 140 décès supplémentaires ont été enregistrés par rapport à d'habitude.

C'est dans les régions les plus touchées par l’épidémie, à savoir l’Île-de-France et le Grand Est, que l'on note ces excédents : 96% de mortalité en Île-de-France, 59% dans le Grand Est.

Des régions très touchées comme on peut le constater sur cette carte, qui recense le nombre de décès entre le 2 mars et le 19 avril 2020, comparé à une année normale :

Lecture : du 2 mars au 19 avril 2020, les décès ont plus que doublé par rapport à la période de comparaison dans le Haut-Rhin.
Lecture : du 2 mars au 19 avril 2020, les décès ont plus que doublé par rapport à la période de comparaison dans le Haut-Rhin. / Insee

L'Insee ne donne pas ces chiffres comme étant les chiffres de décès du Covid-19, puisque l’institut n’est pas destinataire des causes des décès, mais ils correspondent évidemment à la période épidémique.

Un exemple : dans le Haut-Rhin, touché plus tôt que les autres régions par le virus, la mortalité, au début du confinement général en France, est de 204% par rapport à une année normale.

Explosion des décès en Seine-Saint-Denis

En Seine-Saint-Denis, on compte 290% de décès en plus la semaine du 30 mars, rapporte l'Insee : c’est l’excédent de mortalité le plus fort de France, toutes semaines confondues. Les villes les plus meurtries de plus de 100 000 habitants sont Saint-Denis, puis Mulhouse, Strasbourg et Argenteuil.

Sans grande surprise, les communes les plus denses sont les plus durement concernées par cette hausse de la mortalité. Ci-après, le graphique du nombre de décès entre le 2 mars et le 19 avril 2020 rapporté à la moyenne, selon la densité communale :

Lecture : du 2 mars au 19 avril 2020, dans les communes denses, les décès ont été 1,49 fois plus nombreux par rapport à la période de comparaison.
Lecture : du 2 mars au 19 avril 2020, dans les communes denses, les décès ont été 1,49 fois plus nombreux par rapport à la période de comparaison. / Insee
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