Stéphane Le Foll
Stéphane Le Foll © MaxPPP/IP3/Christophe Morin

Les agriculteurs et éleveurs français recevront 290 millions d’euros d’aides supplémentaires, a annoncé le ministre de l'agriculture Stéphane Le Foll le 26 janvier. La majorité servira à indemniser les éleveurs de canards du sud-ouest touchés par la grippe aviaire.

Ces mesures s’ajoutent aux 700 millions d’euros déjà accordés

Ils ont finalement obtenu les fruits de leur mobilisation. Après un premier plan d’aides à l’élevage de 700 millions d’euros l’été dernier, les agriculteurs ont décroché de nouvelles mesures après leurs manifestations du lundi 25 et mardi 26 janvier.Dans le détail, les aides concernent majoritairement les éleveurs de palmipèdes du Sud-Ouest, touchés par la grippe aviaire : 130 millions d’euros leur seront accordés pour compenser les pertes de revenus dues à l’assainissement des élevages. Ils doivent en effet geler leur production durant plusieurs mois, au moins jusqu’en mai, pour procéder à un "vide sanitaire". Depuis novembre dernier, 69 foyers de grippe aviaire ont été détectés dans la région. Par conséquent, les grandes surfaces ne pourront pas sanctionner les éleveurs s’ils ne sont pas capables d’honorer les livraisons dans les temps.Plus largement, toute la filière – abattoirs, transporteurs, etc. – va profiter d’aides financières directes ou indirectes : report de charges, chômage partiel ou encore droit à la formation professionnelle.

125 millions d’euros pour les éleveurs de porcs et les producteurs de lait

Après les bonnets rouges l’année dernière, le mouvement des bonnets roses s’est développé il y a quelques semaines. Il s’agit du collectif des éleveurs de porc bretons. Ils bénéficieront d’une aide supplémentaire de 125 millions d’euros, qui s’ajoutent aux 700 millions d’euros de mesures conjoncturelles décidée l’été dernier. Ces aides ont été élargies par le ministre de l’agriculture à la filière végétale, notamment les céréaliers et les producteurs de légumes en difficulté.

35 millions d’euros pour les éleveurs touchés par la fièvre catarrhale ovine

31 millions d’euros seront également accordés aux éleveurs touchés par la fièvre catarrhale ovine (FCO) et 4 autres millions d’euros viendront en aide aux commerçants en bestiaux. Depuis le mois de septembre, ils n’ont pas été gâtés : entre la sécheresse et le développement de cette maladie, le métier est de plus en plus précaire. La FCO, dite maladie de la langue bleue, s’attaque principalement, contrairement à ce que son nom indique, aux bovins. 48 départements, dont ceux de l’Île-de-France, sont aujourd’hui placés en zone réglementée en raison de cette maladie.Enfin, en attendant que soient versées les aides européennes de la politique agricole commune (PAC), dont la France est l’un des principaux bénéficiaires, le gouvernement offrira aux agriculteurs des avances de trésorerie à hauteur de 500 millions d’euros. Mais le ministre a aussi appelé les éleveurs à diminuer leur production pour faire remonter les prix. Il a rappelé que

Chacun doit prendre sa part de responsabilité, et l’Etat a pris sa part

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