À la différence de la Conférence des évêques de France qui n’a pas souhaité prendre position, d’autres communautés religieuses se sont prononcées sur le scrutin à venir.

Les différentes communautés religieuses ont fait le choix de prendre parti ou non sur le 2e tour de l'élection présidentielle
Les différentes communautés religieuses ont fait le choix de prendre parti ou non sur le 2e tour de l'élection présidentielle © Maxppp / Christophe Petit Tesson

Dans un communiqué, la Conférence des évêques de France a déclaré ne pas appeler "à voter pour l’un ou l’autre candidat", tout en rappelant certaines valeurs comme celles de l’accueil de l’étranger par exemple. Une position bien différente de celle exprimée en 2002. À l’issue du premier tour de l’époque, la Conférence avait exprimé "son désarroi" après la qualification pour le second tour de Jean-Marie Le Pen. "Chrétiens, nous ne supportons pas les mensonges du candidat de l’exclusion, du mépris et de la haine" pouvait-on ainsi lire dans le communiqué. Et ce, malgré un texte de 1972 qui appelle les évêques à ne plus donner de consignes de votes.

Le relatif silence de l’Église aujourd’hui a incité certains évêques à se prononcer ouvertement. Ainsi, l’évêque de Troyes a décidé de s’exprimer sans détour sur Twitter en écrivant ces quelques mots : "Le 7 mai, quel bulletin de vote ? Pas celui de la peur, de la haine, du rejet, du mensonge, de l’exclusion, du repli : c’est l’opposé de l’Évangile".

ÉCOUTER | Le reportage de Julie Pietri "Église, les anti-FN"

Le Grand Rabbin de France et l’UOIF veulent faire barrage au FN

Contrairement à l'Église catholique, le grand rabbin de France a lui pris position en appelant à voter pour Emmanuel Macron. Haim Korsia explique ainsi sa décision : "La Bible dit 'tu dois faire des choix', donc il y a deux options : un candidat qui défend ces valeurs : liberté, égalité et fraternité. Et un autre candidat qui prône le rejet et la discrimination, le non-accueil de l’étranger, ce qui est contraire à la tradition de la France". Avant d'ajouter :

Je ne peux pas à la fois reprocher à Pie XII de s’être tu pendant la guerre et moi me taire quand je dois parler. J’appelle à la cohérence de la nation qui à la fois revendique cette fraternité et on l’a vu le 11 janvier 2015 (…) et quand il s’agit de mettre cette fraternité dans les urnes, nous retenir, nous abstenir ou nous taire.

ÉCOUTER | L'interview de Haim Korsia, grand rabbin de France

L’Union des organisations islamiques de France (UOIF) s’est également prononcée ouvertement en faveur d’Emmanuel Macron. Dans un communiqué, l’UOIF a appelé "tous les musulmans de France à aller voter massivement pour faire barrage aux idées de xénophobie, de haine et de donner au candidat Emmanuel Macron le score le plus large".

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