Avec une légère baisse par rapport au niveau de 2016, le nombre de morts sur les route est encore très élevé selon le bilan officiel donné par la sécurité routière ce mardi matin. Ce chiffre de 3684 morts intègre pour la première fois les victimes d’accidents de la route de l'Outremer.

Chaque année, plusieurs milliers de personnes meurent sur les routes de France.
Chaque année, plusieurs milliers de personnes meurent sur les routes de France. © AFP / PHILIPPE HUGUEN

On constate en un an une baisse légère de 1,4% par rapport à 2016, après trois années de hausse, selon le bilan de la Sécurité routière. 

Ce bilan est inférieur au chiffre provisoire communiqué en janvier (3.693 morts) qui reposait sur des estimations, comme l’a expliqué le délégué interministériel à la sécurité routière Emmanuel Barbe lors d'une conférence de presse à l'hôpital de Garches, dans les Hauts-de-Seine. Cet établissement est spécialisé dans les accidentés de la route. 

La répartition du nombre de décès sur les routes, entre ville et campagne, va probablement alimenter de vifs débats autour de la baisse de 90 à 80 km/h de la vitesse maximale sur 400.000 km de routes secondaires à double sens sans séparateur central (muret, glissière).

Sauver 300 à 400 vies par an

Pour le Premier ministre Édouard Philippe et pour la ministre de la santé Agnès Buzyn, cette mesure, effective le 1er juillet, peut sauver 300 à 400 vies par an.

De nombreuses associations d'automobilistes et de motards, plusieurs parlementaires de tous bords et certains membres du gouvernement, dont le ministre de l'Intérieur lui-même, critiquent cette mesure.

"C'est sur les routes situées en dehors des agglomérations que surviennent la majeure partie des accidents (63%), un pourcentage parmi des plus élevés d'Europe", analyse pourtant la Sécurité routière ajoutant que "sur ce réseau, une petite partie des routes bidirectionnelles, celles où l'on roule le plus, concentre plus de la moitié de la mortalité routière (55%)".  

Vitesse excessive ou inappropriée et l'abus d'alcool

"Les causes principales de ces accidents mortels sont une vitesse excessive ou inappropriée et l'abus d'alcool. La ruralité reste l'endroit où l'on meurt le plus sur les routes", ajoute le communiqué de la sécurité routière, qui évoque "sentiment de fracture territoriale". 

En dehors du nombre de morts, les autres indicateurs sont à la hausse en 2017 : le nombre d'accidents corporels (+2,2%), de personnes blessées (+1,3%) ainsi que le nombre d'hospitalisations (+2,0%).

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