Le coronavirus "est là pour quelques mois encore et nous devons vivre avec lui, sans nous laisser entraîner dans une logique de confinement généralisé", a estimé Jean Castex vendredi soir.

Jean Castex s'est exprimé vendredi 11 septembre au soir.
Jean Castex s'est exprimé vendredi 11 septembre au soir.

Il alerte sur une "dégradation manifeste" de la situation sanitaire en France. Le premier ministre, Jean Castex, a indiqué que 42 départements étaient désormais classés en rouge, soit zone de "circulation active" du virus, évoquant un taux d'incidence de 72 cas pour 100 000 personnes, contre 57 il y a une semaine. "Tout confirme que le virus n'a pas baissé en intensité", a rappelé le chef du gouvernement, expliquant que la situation était encore plus préoccupante à Marseille, Bordeaux et en Guadeloupe. 

Mais la stratégie du gouvernement "ne varie pas", a-t-il dit : le coronavirus "est là pour quelques mois encore et nous devons vivre avec lui, sans nous laisser entraîner dans une logique de confinement généralisé", a estimé Jean Castex, appelant les Françaises et les Français au sens des "responsabilités". "Le pourcentage de cas positifs ne fait qu'augmenter" et le virus "finit toujours par toucher les plus vulnérables", a-t-il encore alerté. 

Jean Castex s'exprimait ce vendredi soir depuis Matignon après la tenue d'un conseil de défense. Voici les mesures principales qu'il a annoncées : 

  • Le recrutement de 2000 personnes supplémentaires pour le traçage des cas de Covid-19, au sein de l'Assurance maladie et des Agences régionales de santé. 
  • La durée d'isolement a été ramenée à sept jours, sur proposition du Conseil scientifique, contre 14 jours auparavant. "C'est la durée pendant laquelle il y a un véritable risque de contagion", a précisé Jean Castex. Le respect de ces mesures d'isolement fera l'objet de contrôles.  
  • Le renforcement du circuit de dépistage, avec "des créneaux horaires" pour les personnes sensibles (celles qui ont des symptômes, celles ayant eu un contact rapproché avec un cas positif, ainsi que le personnel soignant). Jean Castex a jugé le temps d'attente "trop important" dans "certaines villes" pour se faire tester.  
  • Des mesures spéciales seront annoncées lundi pour Bordeaux, Marseille et la Guadeloupe. Les préfets doivent faire des propositions d'ici-là, "compte-tenu des prévisions que nous pouvons faire à trois semaines sur l'occupation des lits de réanimation". "Les mesures ne doivent pas se décider depuis Paris. Nous conservons cette méthode qui devra nous permettre d'agir sans attendre que les choses se dégradent", a-t-il ajouté. 
  • Le ministre de la Santé, Olivier Véran, va reprendre ses points d'information réguliers.
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