vincent peillon veut donner la priorité à la hausse des salaires des enseignants
vincent peillon veut donner la priorité à la hausse des salaires des enseignants © reuters

La rapporteure du Budget à l'Assemblée, Valérie Rabault, a confirmé l'information du Journal du Dimanche : 50.000 postes de fonctionnaires sont restés non pourvus fin 2014.

Ce chiffre est toutefois stable par rapport à 2012 ou 2013, a précisé Valérie Rabault à l'Agence France Presse :

Sur la fonction publique d'État (2,5 millions d'agents), il y a 50.000 emplois (soit 2% de l'ensemble) qui, par rapport aux plafonds, ne sont pas atteints. Mais ce n'est pas nouveau.

Valérie Rabault a rappelé que fin 2012 et fin 2013, quelque 47.000 postes de fonctionnaires n'avaient pas trouvé preneur. Selon le JDD, à la fin de l'année dernière, il manquait ainsi 13.300 enseignants, 5.000 militaires et 4.300 policiers par rapport aux effectifs inscrits dans la loi de finances et votés par le Parlement. L'hebdomadaire estime que 228 millions d'euros ont ainsi été économisés du fait de ce non respect des objectifs.

Les minstères "prioritaires" renforcés

Le cabinet du ministre du Budget, Christian Eckert, a tenu à rappeler que les chiffres cités correspondent à "des plafonds à ne pas dépasser, et non des cibles" ou des objectifs à atteindre. Valérie Rabault juge "extrêmement positif" que les effectifs des ministères dits prioritaires (éducation nationale, justice, gendarmerie, police) "aient été effectivement renforcés". "Sur la justice, il y avait un écart de 1.700 postes fin 2013 entre les plafonds votés et les embauches, fin 2014 il n'était plus que de 1.400."

Cela montre que les décisions prises par le gouvernement ont été suivies d'effet. Evidemment, il y a toujours un temps de latence, à partir du moment où vous décidez d'embaucher, cela ne veut pas dire que la personne va arriver demain.

Dans son programme présidentiel, François Hollande s'était notamment engagé à créer 60.000 postes dans l'Éducation nationale d'ici 2017. Dans un communiqué, le parti Les Républicains a dénoncé "le tour de passe-passe du gouvernement qui fait de belles promesses aux Français qui se transforment en de la poudre aux yeux dans les faits".

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