une commission parlementaire appelle à faciliter l'intégration des roms
une commission parlementaire appelle à faciliter l'intégration des roms © reuters

Les forces de l'ordre ont évacué ce matin l'un des plus importants camps de Roms en France. Celui de Saint-Ouen, en région parisienne. 800 personnes y vivaient sur une friche industrielle, juste à côté d'une centrale de chauffage urbain.

Sur ce camp de Saint-Ouen, les premières caravanes sont arrivées cet été, en juillet précisément. Elles s'étaient installées là après avoir été expulsées de camps situés sur plusieurs communes d'Ile-de-France (Saint-Denis, Deuil-la-Barre ou Noisy-le-Grand).

L'intervention de ce matin a commencé vers 8h. La préfecture de Seine-Saint-Denis précise dans un communiqué que 300 personnes avaient quitté le campement dès hier soir, préférant ne pas attendre l'arrivée des forces de l'ordre. La préfecture précise que des solutions d'hébergement ont été proposées à "toutes les familles identifiées".

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Menace sur le chauffage

Le campement en question est implanté sur des terrains appartenant àRéseau ferré de France (RFF) et à laSNCF , à proximité de voies ferrées de transport de marchandises et du RER C. Les deux entreprises avaient d'ailleurs saisi la justice pour demander l'expulsion des Roms. De son côté, le maire de Saint-Ouen, Jacqueline Rouillon (Front de Gauche), avait alerté les pouvoirs publics sur l'état d'insalubrité du campement et les problèmes de sécurité que cela posait.

Fin octobre, c'est au tour de la Compagnie parisienne de chauffage urbain (CPCU) de déposer une plainte parce que des cabanes auraient été installées sur les voies ferrées qui sont utilisées exclusivement pour l'approvisionnement en charbon de sa centrale de production. Il ne s'agit pas de n'importe quelle centrale. C'est celle qui alimente en chauffage près de 400.000 logements, de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) ainsi que d'équipements publics de la Ville de Paris.

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