Un collectif de parents bordelais se bat contre une décision de la mairie : généraliser le plastique dans les cantines. Ils ont peur d'éventuels perturbateurs endocriniens.

À Bordeaux, la mairie veut généraliser le plastique sur les plateaux des enfants.
À Bordeaux, la mairie veut généraliser le plastique sur les plateaux des enfants. © Maxppp / NCY

Un collectif de parents d’élèves vient d’être créé à Bordeaux (Gironde) : "Cantine sans plastique". Il a lancé une pétition pour contester la décision de la mairie de généraliser les assiettes en plastique sur les plateaux des enfants. Ils sont 15 000 jeunes bordelais à manger à la cantine tous les jours.

Des assiettes plus légères pour soulager les agents de cantine

La mairie a commencé à remplacer les assiettes traditionnelles par des assiettes en plastique dès le mois de janvier. Ces assiettes en plastiques sont réutilisables pendant plusieurs années. Une décision prise pour soulager les agents de cantines qui souffrent de troubles musculo-squelettiques (TMS). Mais les parents d'élèves ont peur d'éventuels perturbateurs endocriniens présents dans le plastique. Magali Della Sudda, représentante FCPE, souhaite un nouvel appel d'offre pour remplacer les assiettes plastiques par des assiettes en cellulose. Le 26 janvier dernier, Magali s'exprimait à ce sujet sur France Inter dans l'émission "Le téléphone sonne".

► RÉÉCOUTER : Le téléphone sonne : Les perturbateurs endocriniens

La mairie de Bordeaux explique qu’il n’y a pas de trace de bisphénol A ou de phtalates dans ses assiettes et qu'il n'y a pas de danger. Elle ne voit donc pas de raison de revenir sur sa décision. Elle indique tout de même que des tests seront pratiqués à l'automne prochain sur la vaisselle plastique dans les premières écoles fournies.

À Strasbourg, la mairie favorise le principe de précaution

Exemple inverse à Strasbourg, dans le Bas-Rhin, où la ville vient de décider d’abandonner le plastique à table. Une disparition totale qui sera effective d’ici quatre ans. "C'est un parent d'élève chimiste alimentaire qui nous a alerté sur le danger possible de ces barquettes et sur les perturbateurs endocriniens", explique Françoise Buffet, adjointe au maire de Strasbourg en charge de l'éducation.

C'est un principe de précaution. Ces barquettes sont aux normes, mais on est dans la reconnaissance d'un problème sanitaire.

Sabine Curci, parent d'élève à Bordeaux et membre du collectif "Cantine sans plastique", espère bien voir cet exemple suivi dans sa commune. "L'exemple de Strasbourg est un espoir pour nous", explique-t-elle. Il montre selon elle, "que c'est quand même plutôt censé d'appliquer ce principe de précaution".

C'est quoi un perturbateur endocrinien ?
C'est quoi un perturbateur endocrinien ? © Visactu /
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