Tourmalet, Galibier, Aubisque... à 79 jours de l'arrivée du 100e Tour, revue de détails des grands cols où tout se joue.

L'Aubisque

Ignoré par le Tour cette année, l’Aubisque culmine à 1709 mètres et relie les vallées d’Ossau et d’Arens dans les Pyrénées.Par l’ouest, l’ascension est longue de 16,6 kilomètres, avec des pentes à 10% pour un dénivelé moyen de 7,2%. Par l’est, c’est plus long, mais plus facile : 30,1 kilomètres, pente moyenne, 4,1% et pente la plus forte à 8,5%.Il figuré 72 fois au menu du Tour (la première fois en 1910). En 1924, on passe par l’ouest, l’ascension la plus rude. Et c’est l’Italien Ottavio Bottecchia qui passe en tête au sommet. Il sera aussi le vainqueur final de la course.

Extrait de "Les forçats de la route" - Albert Londres (Arlea)

Ce qu’on appelle le “calvaire du tour de France” commença ce matin à dix heures cinq aux Eaux-Bonnes : les quatre-vingt rescapés allaient traverser les Pyrénées à bicyclette.Voici le col d’Aubisque.Les hommes grimpent. Cela ne leur fait pas plaisir : ils ne sont pas à toucher avec des pincettes à sucre, même en argent. Mottiat ne rit plus. Non seulement Tiberghien ne regarde plus les Basquaises, mais il les bouscule.A l’entrée du col, Alavoine est jaune, ce n’est pas qu’il ait ravi le maillot à Bottecchia ; c’est qu’il a la colique.Il attaque le col. Deux kilomètres plus loin, je le vois qui titube sur sa selle ; il monologue :- Quand je vais bien, mes boyaux crèvent ; quand mes boyaux ne crèvent pas, c’est moi qui suis crevé !Pour la première fois, depuis 10 jours, je m’aperçois qu’il porte le numéro 13.L’effort les assomme : ils vont tous lentement, mais tête baissée, tel le bœuf qui s’apprête à recevoir le coup du boucher. Les muscles de leurs cuisses grincent. Jacquinot monte les dents accrochées, comme s’il appelait sa mâchoire à l’aide. Ils marchent à coups de volonté !

Envalira

Situé en Andorre, le port (col en catalan) d’Envalira marque la ligne de partage des eaux entre l’Atlantique et la Méditerranée. Il est le plus haut col routier de la chaîne pyrénéenne, culminant à 2409 mètres, une altitude redoutable pour les poumons des coureurs.Par l’est, l’ascension est longue de 35 kilomètres avec une pente moyenne de 4,8% et maximale de 8%. Par l’ouest, il y a 27,5 kilomètres de côte, pente moyenne, 9%, maximale 5%.C’est en 1964 que le Tour (qui n’y passera pas cette année) l’a escaladé pour la première fois. Le duel somptueux entre Raymond Poulidor et Jacques Anquetil battait son plein, et le Limousin avait réussi à basculer au sommet loin devant le Normand. Lequel, meilleur descendeur, allait réussir à recoller avant l’arrivée.

### Le Tourmalet Reliant les vallées du Gave de Pau et de Gripp, le Tourmalet est le col le plus souvent escaladé par le Tour (78 fois). Il ne figure pas au programme de cette année. Pourtant, il fait partie de la légende de la course. C’est par exemple en commençant sa descente qu’Eugène Christophe a cassé sa fourche en 1913. Et c’est après son ascension qu’en 1910, Octave Lapize, futur vainqueur, traita les organisateurs de « criminels ».Il culmine à la respectable altitude de 2115 mètres. Par l’ouest, il y a 18,3 kilomètres de côte avec une pente moyenne de 7,7% et maximale de 10,2%. Par l’est, 17,1 kilomètres de montée moyenne à 7,4% avec une maximale à 10 ,5%. Une ascension difficile donc, quel que soit le versant. En 1974, le Tour l’a escaladé une fois de chaque côté !
Le Tourmalet 1974
Le Tourmalet 1974 © Radio France / L'Equipe
### Le Galibier A 2642 mètres, le Galibier est le 5ème plus haut sommet des Alpes. Sur la mythique route touristique des Grandes Alpes, entre les vallées de la Guisane et de la Valloirette.Par le sud, l’ascension est longue de 8,5 kilomètres, avec une pente moyenne de 7,4% avec une pente maximale de 12,1%. Par le nord, il y a 18,1 kilomètres de montée à 7% en moyenne avec une maximale à 11,8%. C’est le col alpin le plus escaladé de l’histoire du Tour (59 fois).En 2007, juste avant le passage du Tour, de courageux cyclotouristes l’ont gravi avec des vélos de collection. C’est un reportage de Sandy Dauphin, dans le « Journal du Tour » de Pierre-Louis Castelli.
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Ascension du Galibier 2007

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