D'importantes marées sont attendues pendant une semaine, jusqu'au 7 août. Le phénomène va réduire considérablement la surface des plages, alors même que des vagues de vacanciers arrivent sur la côte Atlantique. Pour éviter des rassemblements trop importants, aux Sables-d'Olonne, certains accès seront réduits.

La grande plage urbaine des Sables-d'Olonne sera fermée trois heures par jour pendant une semaine.
La grande plage urbaine des Sables-d'Olonne sera fermée trois heures par jour pendant une semaine. © Getty / Arno Piesset / EyeEm

Quand la mer monte, la plage se confine. Aux Sables-d'Olonne (Vendée), par marée basse, la grande plage urbaine offre 1 500 mètres de sable fin avant de se jeter dans l'océan. Seulement, pendant les grandes marées, cet espace se réduit considérablement et les serviettes de bain viennent se tasser sur 300 mètres de plage. Une situation loin d'être idéale en temps de coronavirus. "Avec une surfréquentation, le risque de promiscuité est trop important", affirme Yannick Moreau. Le maire des Sables-d'Olonne a donc décidé de fermer cette plage trois heures par jour pendant toute la semaine, lorsque les coefficients oscilleront entre 68 et 84. Soit, une heure et demi avant le pic de la marée et une heure et demi après.

La première fermeture interviendra samedi, dès 18 heures, pour les plages urbaines de Tanchet, des Présidents et la grande plage. Et cette mesure pourrait bien être reconduite aux alentours du 20 août, date à laquelle les marées sont, en principe, les plus hautes. Mais il ne s'agit pas pour autant de priver les vacanciers de baignade. Malgré cette fermeture, les trois kilomètres de la plage urbaine seront bien ouverts le reste de la journée. En plus, le maire invite locaux comme touristes à se reporter sur les plages naturelles : "Les Sables, c'est 22 kilomètres de côte donc douze de plage".

Gestes barrières, même en vacances

Mais toutes les villes ne peuvent mettre en place un tel dispositif. Du côté de Pornic (Loire-Atlantique), pas de fermeture prévue. Que la marée soit haute ou baisse, la ville ne dispose pas de plage aussi large qu'aux Sables-d'Olonne. "Sur nos quatorze kilomètres de côte, on a plutôt des criques que des plages à proprement parler", décrit le maire, Jean-Michel Brard. De par cette configuration, la ville a déjà été amenée à repenser ses espaces de baignade pour les adapter à la situation sanitaire. 

"Depuis début juillet, on a embauché une brigade de six ambassadeurs de plage pour rappeler les gestes barrière aux vacanciers, l'idée ce n'est pas de fermer nos plages, mais plutôt de faire preuve de pédagogie", explique Jean-Michel Brard, qui se réjouit que ce dispositif ai été très bien reçu par les plagistes. Et avec la vingtaine de petites plages que compte la ville, les aoûtiens devraient a priori trouver de la place pour étendre draps de bains et parasols. 

Retour des plages "dynamiques" ?

Et si les plages devaient tout de même être prises d'assaut, une piste pourrait être de rétablir les plages dites "dynamiques". Autrement dit, où il est interdit de s'allonger ou de s'asseoir au soleil et où les vacanciers sont invités à rester en mouvement en se baladant sur les étendues de sable. Une mesure jugée peu réaliste par Jean-François Rapin, président de l'association nationale des élus du littoral (ANEC). Pour lui : "Ce dispositif est compliqué à faire respecter. Les restrictions sur les aspects statiques sont compliquées à contrôler." 

Plutôt que d'établir de nouvelles restrictions, certains édiles en appellent donc à la responsabilité des vacanciers. Les invitants à respecter la distanciation sociale et les gestes barrière et ce, même lors de leurs séances de baignade et de bronzage. Même pendant les vacances, le coronavirus circule toujours. La ville des Sables-d'Olonne a d'ailleurs laissé une campagne d'affichage pour rappeler l'importance des mesures sanitaires en période estivale. 

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.