Entrte 200 et 300 personnes se trouvaient au marché de Noël au moment des faits, selon l'adjoint au maire Gille Nicolas.
Entrte 200 et 300 personnes se trouvaient au marché de Noël au moment des faits, selon l'adjoint au maire Gille Nicolas. © PHOTOPQR/OUEST FRANCE / Marc Roger

Au lendemain du drame de Dijon, un homme, probablement "un déséquilibré", a fauché une dizaine de personnes ce lundi soir place Royale à Nantes. 5 personnes, dont le conducteur de la camionnette, sont dans un état grave.

Comme à Dijon, l’homme s’est servi de son véhicule pour blesser. Vers 19 heures ce lundi, un homme d’une quarantaine d’années au volant d’une camionnette blanche a foncé sur un stand de vin chaud du marché de Noël, place Royale, en plein centre-ville de Nantes.

Neuf coups de couteau

11 personnes sont immédiatement transportées au CHU, dont 5 dans un état grave . Parmi celles-ci figure le conducteur. En effet, une fois son geste accompli, l’homme s’est en effet dépoitraillé, et s’est infligé neuf coups de couteau.

Que sait-on du conducteur ? Réponse de Martial Cure, de France bleu Loire Océan.

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Selon France bleu Loire océan, l'’homme, âgé de 37 ans, est domicilié en Charente-Maritime. Il est connu des services de police pour des petits délits, et se trouvait, semble-t-il, sous curatelle. Dans son véhicule, les enquêteurs ont trouvé un carnet rempli de notes mystérieuses. Ceci laisse donc penser qu’il présentait des problèmes psychologiques.

L’acte d’un déséquilibré

Dès hier soir, la procureur de la République de Nantes, Brigitte Lamy, écartait la piste d’un acte terroriste. Même son de cloche de la part du ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve.

Il semble que cet acte soit le fait d’un déséquilibré qui avait un comportement qui témoigne de failles psychiatriques. Ce sont des actes qui sont plus difficile à prévenir que d’autre.

Une réunion ministérielle est prévue à Matignon ce mardi,"pour mobiliser les services de l’Etat" et décider d’éventuelles "mesures" , à la demande du président François Hollande. Bien que les actes des derniers jours, Joué-lès-Tours samedi, puis Dijon dimanche, et enfin Nantes lundi "semblent sans rapport entre eux" , selon l’Elysée.

Mimétisme

A Joué-les-Tours, l'agression à l'arme blanche de policiers par un jeune homme de vingt ans revêt en effet clairement un caractère religieux. A Dijon, un homme d'une quarantaine d'années au volant de sa Clio avait foncé sur des piétons. Il avait également parlé de motivations religieuses, mais présentait des troubles psychiatriques connus.

La connexion semble donc évidente entre les deux derniers drames, selon, Nicolas Comte, secrétaire général du syndicat de policier SGP FO. Il s’agit selon toute probabilité d’un effet d’entraînement, de mimimétisme.

O n ne peut être que frappé par les similitudes des affaires. Ce que j'espère, comme tout le monde, c'est qu'il n'y ait pas de trop forte contagion.

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