La mairie du VIIe arrondissement de Paris organise une réunion mercredi avec les riverains, la Préfecture de police et les sociétés de vélos-taxis réglementaires afin "d'assainir le trafic" de vélos-taxis. On en compte près de 500 aujourd'hui dans la capitale.

 Pour exercer comme vélos-taxis, il faut être assuré et être déclaré auto-entrepreneur.
Pour exercer comme vélos-taxis, il faut être assuré et être déclaré auto-entrepreneur. © AFP / THOMAS COEX

Depuis des mois, la mairie du VIIe arrondissement mène la guerre aux "tuks-tuks", ces vélos électriques et clandestins, qui sont nombreux à circuler en particulier aux abords des zones touristiques comme le Champ-de-Mars et la Tour Eiffel. Ces vélos ne sont pas aux normes, sont très souvent mal stationnés. Des "attrape-touristes" qui posent un réel problème sur et en dehors des routes. En face de la Tour Eiffel, sur le quai Branly, Mohamed attend des clients avec son vélo-taxi : il sait qu'il n'a pas le droit de stationner là et pourtant, il continue de jouer avec le feu.

Des prix abusifs

"Je risque une amende de 135 euros mais je n'ai pas le choix. Je dois venir ici car c'est l'entrée et la sortie de la Tour Eiffel ; c'est là qu'il y a beaucoup plus de monde. C'est un risque que l'on prend" explique-t-il. Depuis des mois, la police fait la guerre à ces stationnements sauvages. Elle a aussi obligé Mohamed à se mettre aux normes : "On m'a saisi trois vélos car on n'a pas le droit de dépasser 250 watts."

Le moteur électrique de ces vélos ne doit en effet pas dépasser les 250 watts. Pour exercer comme vélos-taxis, il faut par ailleurs être assuré et être déclaré auto-entrepreneur, ce sont les trois conditions pour être dans les règles. Beaucoup de vélos-taxis ne les respectent pourtant pas, principalement des conducteurs venus d'Europe de l'Est selon Franck, un autre conducteur. Ce réseau pratiquerait, d'après lui, également des prix abusifs. "Les arnaques sont subtiles. Elles sont faites sur les prix. Et les répercussions tombent sur nous" se désole-t-il. 

Les répercussions, ce sont les contrôles de police, qui se multiplient. En quelques mois, une centaine de vélos-taxis non conformes ont été confisqués.

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