INFO FRANCE INTER - La pression hospitalière s'intensifiant à Paris et dans la petite couronne, la direction des ressources humaines de l'AP-HP a envoyé aux chefs de service une note interne vendredi, envisageant l'annulation des congés de la Toussaint.

Les personnels soignants vont-ils devoir annuler leurs congés cet automne ?
Les personnels soignants vont-ils devoir annuler leurs congés cet automne ? © AFP / Martin BUREAU

"À partir du mois d'octobre, les contraintes de continuité de service liées au contexte épidémique sont susceptible de conduire à annuler une majorité des jours de congé initialement programmés, notamment sur la période des vacances de la Toussaint" : voici comment commence la note de service transmise vendredi soir par la direction des ressources humaines de l'AP-HP aux chefs de service des hôpitaux parisiens. Cette note précise néanmoins que si la situation le permet, les jours de congés initialement planifiés pourront être pris normalement

Monétisation, heures supplémentaires...

Pour faire passer la pilule, plusieurs mesures sont annoncées : en cas d'annulation des vacances, les journées travaillées sur des journées planifiées en repos avant la rédaction de cette note seront rémunérées en heures supplémentaires, revalorisées de 50% – comme l'ensemble des heures supplémentaires effectuées à compter du 1er octobre. Autre mesure : le nombre de jours pouvant être posés sur le compte épargne-temps pour l'année 2020 est doublé, et leur monétisation sera facilitée.

Par ailleurs, des mesures exceptionnelles sont mises en oeuvre, si besoin, pour faciliter les gardes d'enfants à domicile pendant les vacances scolaires : l'AP-HP pourra les prendre en charge à hauteur de 50 heures par enfant. Certains sites pourront également proposer des places supplémentaires en centres de loisirs. 

Lettre de cadrage

Cette note interne est ce que l'on appelle une lettre de cadrage : elle prépare le terrain au cas où la montée en charge de l'épidémie Covid se confirme. On sait en effet qu'on ne pourra plus compter, cette fois, sur des renforts venus d'autres régions, car l'épidémie est géographiquement plus dispersée qu'au mois de mars. Les personnels déjà épuisés par la première vague pouvaient s'y attendre, les voilà prévenus.