INFO FRANCE INTER - L’AP-HP va réduire la vaccination de son personnel soignant car les doses de l'injection ont besoin d’être redirigées vers les plus de 75 ans. Les autorités sanitaires veulent sécuriser les stocks pour les centres de vaccination.

Moins de soignants vont être vaccinés pour donner la priorité aux plus de 75 ans
Moins de soignants vont être vaccinés pour donner la priorité aux plus de 75 ans © AFP / Hans Lucas / Patricia Huchot-Boissier

L’AP-HP doit réduire la voilure à la demande des autorités sanitaires. Mercredi soir, à l’issue d’une réunion de crise, la décision est tombée : trois fois moins de soignants que prévu seront vaccinés pendant au moins quinze jours, d'après nos informations. Les autorités sanitaires veulent sécuriser ces doses pour les plus de 75 ans. 

La pharmacie centrale de l’Assistance publique des hôpitaux de Paris conserve dans ses grands congélateurs à basse température 19.500 doses de vaccins par semaine. Sur ces doses, 15.000 sont destinées au personnel AP-HP, le reste est hors hôpital notamment pour les EHPAD de la ville.

Il est désormais demandé aux hôpitaux de Paris d’utiliser seulement 5.000 doses. Sachant qu’il faut deux doses pour vacciner une personne, le nombre de soignants vaccinés va marquer un temps d’arrêt alors que l’objectif est de protéger les 25.000 salariés de plus de 50 ans ou souffrant de comorbidités. 

"Oubliés"

Cette décision des autorités sanitaires passe mal en interne. Plusieurs médecins disent avoir le sentiment d’être de nouveau "oubliés" après avoir participé à une "opération de communication", leurs injections étant relayées notamment sur les réseaux sociaux pour inciter l’ensemble des Français à se faire vacciner. 

Les prises de rendez-vous en interne vont donc être suspendues, les équipes doivent évaluer s’il faut déprogrammer certains rendez-vous. De son côté, la direction de l'AP-HP confirme ce jeudi matin dans un communiqué procéder à un "ajustement", en soulignant qu'il "n'y a pas de déprogrammation" ni de "restrictions".