À l'occasion des journées portes ouvertes des Hôpitaux de Paris, dont France Inter est partenaire, les visiteurs vont découvrir quelques secrets des hôpitaux de la capitale. Et notamment les vignes du jardin de l'hôpital gériatrique Bretonneau.

Les vignes sont installées dans les jardins de l'hôpital
Les vignes sont installées dans les jardins de l'hôpital © Radio France / Danielle Messager

Ce week-end, le grand public va pouvoir découvrir les coulisses et secrets des hôpitaux parisiens grâce aux journées portes ouvertes de l'AP-HP, dont France Inter est partenaire. Parmi les surprises que vont découvrir les visiteurs, figurent les vignes de l'hôpital gériatrique Bretonneau

Dans le 18e arrondissement, au pied de la butte Montmartre, cet hôpital est un jardin d'Eden avec ses vignes et son verger. Il s'agit des deuxièmes plus importantes vignes de Paris après celles de Montmartre. "En 2001, des pieds de chasselas qui ont été plantés, et en 2005 l'hôpital a décidé d'en faire du vin", raconte Evelyne Ménaud, responsable culturelle. "Le projet pouvait paraître utopique voire saugrenu, mais il a été défendu". Pour entretenir et faire vivre la vigne, "au départ un viticulteur du Lot est venu et a formé le personnel", explique Evelyne Ménaud. "Elle est toujours entretenue par Alexandre Golovko, viticulteur en Île-de-France". 

Faibles récoltes

Ce vin est la propriété de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris : il ne peut donc pas être vendu. Ce sont donc les résidents de l'hôpital qui en profitent, "et il est offert de temps en temps à des délégations étrangères, pour des occasions exceptionnelles", précise la responsable culturelle, qui reconnait que les récoltes sont variables d'une année sur l'autre. 

"Certaines années nous avons réussi à avoir 60 bouteilles, l'année dernière la récolte a été très maigre".

Le Clos Bretonneau -  c'est le nom de ce vin récompensé par une médaille de Bronze des Vignerons d'Île-de-France en 2009 - est l'une des spécificités de l'hôpital... mais la seule production des vignes ne suffit pas. L'hôpital démarche donc des vignerons pour obtenir des quantités supplémentaires de vins gratuitement. 

Les bonnes années, la récolte permet de fabriquer une soixantaine de bouteilles
Les bonnes années, la récolte permet de fabriquer une soixantaine de bouteilles © Radio France / Danielle Messager

Souvenirs gustatifs

La culture et la dégustation du vin a été intégrée au service de soins palliatifs. Mais qu'est-ce que cela apporte aux patients ? "Cela leur amène du bonheur visuel, gustatif, au niveau des odeurs : ils peuvent se remémorer, avec l'aide des soignants, des bons moments, des bons repas de famille, des souvenirs de vendanges pour ceux qui en ont fait", explique Virginie Fossey-Diaz, chef du service des soins palliatifs. 

"L'idée c'est aussi que ce n'est pas parce qu'on est en soins palliatifs qu'on n'a plus goût à rien : bien au contraire, quand les patients ne peuvent pas boire, on leur fait des soins de bouche avec du vin, du champagne ou de la bière, car le goût, lui, persiste. C'est aussi une occasion d'oublier temporairement sa maladie". 

Dans le cadre des journées portes ouvertes de ce week-end, une dégustation du Clos Bretonneau est organisée samedi

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