Il s'agit de Aricept, Ebixa, Exelon, Reminyl et de leurs génériques. Une décision prise par la ministre de la santé en mai dernier, après l'avis de la Haute autorité de santé. Des médicaments jugés insuffisamment efficaces.

Aricept, Ebixa, Exelon, Reminyl et leurs génériques ne sont plus remboursés à compter du 1er août
Aricept, Ebixa, Exelon, Reminyl et leurs génériques ne sont plus remboursés à compter du 1er août © Maxppp / L'Est Républicain / Alexandre Marchi

En 2016 déjà, lors d'un premier avis, la Haute autorité de santé avait jugé que ces médicaments avaient un intérêt médical insuffisant pour justifier leur prise en charge. La deuxième évaluation, il y a quelques semaines, qui allait dans le même sens, ne laissait donc guère de doute sur la décision prise. D'autant qu'il existe aussi des risques d'effets secondaires (troubles digestifs parfois même cardiovasculaires ou neuropsychiatriques).

Ils étaient jusque-là remboursés à hauteur de 15 % par l'Assurance maladie, pour un coût de quelque 90 millions d'euros en 2015.

Une décision qui, si elle semble médicalement logique et étayée, n'est pas acceptée par les patients et leurs familles ainsi que par des médecins spécialistes. 194 médecins ont d'ailleurs publié dans le Figaro une "lettre ouverte" à Agnès Buzyn, ministre de la Santé. D'ailleurs plusieurs sociétés savantes dont la Société française de neurologie, viennent de déposer un recours devant le Conseil d'État

Mais d'autres médecins approuvent cette décision, estimant qu'il n'y a pas que des solutions médicamenteuses pour répondre à cette maladie, ils mettent en avant par exemple le bénéfice de la psychomotricité.

Les économies réalisées sont de l'ordre de 90 millions par an, la ministre de la santé a déclaré vouloir les réorienter vers l'accompagnement des personnes, soit pour des centres mémoire pour des prises en charge médico-sociales.

À noter qu'une étude présentée au congrès mondial sur la Maladie d'Alzheimer qui vient de s'achever à Chicago, a montré l'efficacité d'un nouveau médicament toujours en phase d'essai. Un encouragement à poursuivre la recherche pour des scientifiques qui commençaient à ne plus y croire.  

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.