Depuis mardi et jusqu'à vendredi, les 115 évêques de France sont réunis à Lourdes pour leur assemblée plénière. Ils doivent discuter des positions communes de l'Église de France.

Les 115 évêques de France sont réunis jusqu'à vendredi à Lourdes
Les 115 évêques de France sont réunis jusqu'à vendredi à Lourdes © Maxppp / Rachel Barrancon

Les évêques sont appelés à se réunir deux fois par an en assemblée, en novembre et en mars, pour aborder à huis-clos les grands thèmes de société. La Conférence des évêques leur permet de se retrouver "pour une session de travail et de réflexion commune".

Montrer la diversité de l’église en gardant une ligne commune

Si elle n’a pas vocation à imposer une pensée unique à tous les évêques, l’assemblée leur permet d’en fixer les grandes lignes.

Dès son discours d’ouverture mardi, le président de la Conférence des évêques de France Mgr Georges Pontier a ainsi évoqué le fléau de la pédophilie. "Nous sommes profondément touchés par la souffrance des victimes et nous voulons les accueillir et les écouter de notre mieux", a-t-il déclaré tout en déplorant qu’on puisse "laisser entendre que tout prêtre est un pédophile potentiel". Le président de la conférence a rappelé que l’assemblée a déjà décidé de "différentes mesures" pour lutter contre la pédophilie au sein de l’Église, dont des "cellules d’écoute des victimes" et "des outils de formation pour tous ceux et celles qui sont en responsabilité auprès d’enfants et de jeunes".

Mgr Georges Pontier a aussi longuement évoqué la campagne présidentielle. "La campagne électorale qui se déroule a apporté son lot d’informations, de suspicions, d’outrances, de fautes et finalement de violence même par rapport à cette part de la population française qui arrive tout juste à vivre et à faire des projets". De politique et de la "société bien divisée", il sera question jeudi avec le philosophe Pierre Manent.

"On veut éclairer la conscience des électeurs par des valeurs et des textes" explique le président de la Conférence des évêques de France

Le président de la conférence a réaffirmé l’opposition de l’Église à l’avortement, alors que la loi sur le délit d’entrave numérique à l’IVG est entrée en vigueur il y a quelques jours à peine.

Du denier au volontariat en passant par la retraite des évêques

Pendant ces quatre jours, les 115 évêques doivent aussi aborder des questions plus "pratiques". Ils procéderont à des votes au sein de l’assemblée et discuteront du volontariat, de l’avenir des évêques émérites et du denier de l’Église.

Le denier de l’Église, c’est ce qui lui permet en grande partie de se financer. En 2015, son montant total était de 254,6 millions d’euros. L’Église a enregistré 1,170 million de donateurs, un chiffre en baisse par rapport à 2014. Le don moyen est lui en hausse, ce qui fait qu’en 2015, le denier a progressé d’1,82% par rapport à 2014.

Autre mission de l’Église qui doit être abordée lors de cette conférence, celle du volontariat alors que la Délégation catholique pour la coopération fête ses 50 ans cette année. Elle permet tous les ans à 500 volontaires de partir pour du bénévolat dans des pays du Sud, en Amérique latine, en Afrique ou en Asie.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.