Commune de la Faute-sur-mer après la tempête Xynthia
Commune de la Faute-sur-mer après la tempête Xynthia © Max PPP

Non, répondent deux sénateurs dans un rapport dévoilé ce mardi, selon Le Parisien. Les opérations de réfection des digues traînent en longueur et le risque d'inondation n'est toujours pas suffisamment pris en compte dans les documents d'urbanisme.

Premier raté, selon les sénateurs François Calvet (Les Républicains) et Christian Manable (PS) : de nombreux repères de crue n'ont toujours pas été installés. Dans les communes touchées par la tempête, "l'État en avait distribué 2.000, mais seuls 295 ont été posés à ce jour", écrivent-ils.

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Autre problème : la lenteur de la réparation des digues. Au moins 45 km de digues devaient été renforcées, 23 km rehaussées et 8 km créées. Or depuis 2013, seuls 10 km de travaux ont été effectués. Le rapport pointe du doigt "la multiplicité des intervenants et les coûts financiers qui pèsent sur les collectivités locales".

Un système d'alerte peu efficace

Les communes concernées doivent par ailleurs se doter de plans locaux de prévention des risques d'inondation (PPRI). Mais d'après les auteurs du rapport, "les représentants de l'État" rencontrent des "difficultés" pour les élaborer et les faire approuver. Exemple, le PPRI de la Faute-sur-Mer, l'une des villes les plus touchées par la tempête Xynthia en 2010, a "encore été annulé le 29 janvier dernier".

Quant au système d'alerte, reposant principalement sur des sirènes datant des années 1950, il est "en cours de modernisation". 5.000 nouvelles sirènes doivent être déployées. Mais les sénateurs préconisent un système de SMS spéciaux pour alerter la population, comme il en existe au Pays-Bas ou en Israël.

Tempête Xynthia, ce qui s'est passé en 2010
Tempête Xynthia, ce qui s'est passé en 2010 © IDÉ
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