Alors que des mouvements touchent plusieurs universités, les étudiants de Tolbiac sont mobilisés contre la loi orientation et réussite étudiante (ORE) qui fixe des pré-requis pour l’inscription des étudiants et instaure Parcoursup. Une partie du personnel administratif et des professeurs a également voté la grève.

Les étudiants de Tolbiac ont voté la grève mardi, soutenus ce jeudi par une partie du personnel administratif.
Les étudiants de Tolbiac ont voté la grève mardi, soutenus ce jeudi par une partie du personnel administratif. © AFP / CHRISTOPHE SIMON

Environ  une centaine de personnels administratifs et professeurs étaient réunis en AG jeudi matin. À une majorité de 66 voix, ils ont décidé de soutenir les étudiants mobilisés et appellent à une grève reconductible à partir de vendredi, jusqu'à la prochaine assemblée générale lundi prochain.

Responsabilité du gouvernement

Dans leur motion, ils prennent aussi position par rapport aux examens. Marie Garot est maîtresse de conférences en philosophie à Paris 1- Panthéon-Sorbonne : "Nous contestons également les propos tenus par le Premier ministre Édouard Philippe et nous soulignons que la bonne tenue des examens et des partiels est conditionnée au retrait de la loi ORE et du dispositif Parcoursup. Il en va donc de la responsabilité du gouvernement que de permettre la tenue de ces examens. Notre but n'est pas d'annuler les examens mais de créer les moyens d'être entendus du gouvernement, donc d'obtenir le retrait de cette loi. Et s'il faut pour cela mettre la tenue des examens sur la table, et bien nous le ferons."

"Grande probabilité qu'ils n'aient pas lieu"

Quant aux étudiants, les propos d'Édouard Philippe sur les examens les font rire. David est en 2ème année d'histoire : "C'est la réalité qui décide, c'est pas le Premier ministre. Si la mobilisation continue comme cela, il y a une grande probabilité qu'ils n'aient pas lieu. J'ai oublié ma boule de cristal à la maison donc je ne peux pas dire s'ils auront lieu ou non, mais le Premier ministre non plus."

Une autre enseignante explique elle qu'en 26 ans, à Tolbiac, malgré toutes les mobilisations, elle n'a jamais vu les examens annulés.

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