Crash de l'Airbus A320 : les premiers corps ont été hélitreuillés mercredi.
Crash de l'Airbus A320 : les premiers corps ont été hélitreuillés mercredi. © EPA/MaxPPP

Le copilote du vol Germanwings qui s'est écrasé mardi avec 150 personnes à bord a actionné volontairement les commandes de descente, de façon qui peut être analysée "comme une volonté de détruire" l'avion, a annoncé ce jeudi le procureur de Marseille, Brice Robin.

Alors que le pilote avait quitté le cockpit et cherchait à y rentrer, "l'interprétation la plus plausible, la plus vraisemblable pour nous, est que le copilote, par une abstention volontaire, a refusé d'ouvrir la porte de la cabine de pilotage au commandant de bord et a actionné le bouton commandant la perte d'altitude", a-t-il expliqué lors d'une conférence de presse.

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Le procureur a précisé que le copilote avait agit ainsi "pour une raison qu'aujourd'hui nous ignorons totalement mais qui peut s'analyser comme une volonté de détruire cet avion". Brice Robin a précisé que le copilote n'avait prononcé aucun mot.

Il n'avait aucune raison d'empêcher le commandant de bord de revenir dans la cabine de pilotage.

Le copilote travaillait depuis quelques mois seulement

Le copilote de l'appareil, nommé Andreas Lubitz et âgé de 28 ans, n'était "pas répertorié comme terroriste", a ajouté le procureur. Il "avait la capacité et était apte à conduire l'avion, il travaillait depuis quelques mois seulement et avait une centaine d'heures sur cet appareil".

Mais selon Carsten Spohr, patron de la Lufthansa :

Nous n'avons pas le moindre indice sur ce qui a pu poussé le copilote à commettre cet acte horrible.

L'Airbus A320 de la compagnie allemande low-cost Germanwings s'est écrasé mardi dans les Alpes françaises avec 150 personnes à bord. L'avion, qui effectuait la liaison entre Barcelone et Düsseldorf, s'est pulvérisé dans les montagnes près de Barcelonnette (Alpes-de-Haute-Provence), à environ 2.000 mètres d'altitude, dans une zone en pente très abrupte.

"Une tragédie inconcevable"

Dans une déclaration à la presse depuis Berlin, Angela Merkel a déclaré :

Cette tragédie prend une dimension totalement inconcevable. Cela va au-delà de l'entendement.

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