Andreas Lubitz à la une du Bild
Andreas Lubitz à la une du Bild © Bild

Andreas Lubitz était en dépression, mais l'avait caché à son employeur. Les procureurs allemands annoncent ce vendredi que le copilote faisait l'objet d'un arrêt de travail qu'il n'avait pas transmis à sa compagnie. Les enquêteurs ont retrouvé chez lui des formulaires "d'arrêts maladie détaillés, déchirés" et qui concernaient aussi "le jour des faits". Le Parquet ne précise pas la nature de la "maladie".

Germanwings, la compagnie qui employait le copilote, avait connaissance d'un épisode dépressif en 2008, mais l'avait embauché comme copilote cinq ans plus tard, avec l'aval des autorités de l'aviation civile allemande. Mardi, il aurait volontairement écrasé l'avion , faisant 150 morts.

Lufthansa, la compagnie mère de Germanwings, assure avoir transmis le dossier psychiatrique d'Andreas Lubitz à l'autorité allemande de supervision du transport aérien (Luftfahrtbundesamt, LBA). Elle ne s'est pas opposée à son recrutement, et le pilote faisait l'objet d'un "suivi médical particulier et régulier". C'est le quotidien allemand Bild qui publie ces informations.

Le journal titre "Le pilote fou" en une. Selon ses proches, il souffrait il y a six ans "de dépression et de crises d'angoisse" . Il était alors en formation pour devenir pilote. Formation qu'il a mise entre parenthèse quelques mois avant de la reprendre et d'obtenir son diplôme. Le patron de la Lufthansa, Carsten Spohr, a insisté sur le fait que Andreas Lubitz avait passé avec succès tous les tests, y compris psychologiques au moment de son recrutement en 2013.

Son domicile à Düsseldorf et celui de ses parents à Montabaur (en Rhénanie) ont été perquisitionnés.

Le jeune homme devait faire l'objet d'un suivi médical régulier particulier, c'était même inscrit sur son dossier par l'aviation civile allemande. La question de la responsabilité de la compagnie mère de la Germanwings, Lufthansa, se pose.

Mais c'est une question complexe, selon Gérard Arnloud, président du comité de veille pour la sécurité aérienne (au micro d'Antoine Giniaux)

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