Le tireur a été arrêté
Le tireur a été arrêté © radio-france

Abdelhakim Dekhar est toujours en garde à vue. Désormais "audible", il sera entendu et soumis à une expertise psychiatrique pour déterminer les raisons de ses agissements. Il est décrit comme secret, affabulateur et s'est muré dans le silence.

Il s'appelle donc Abdelhakim Dekhar. Il a 48 ans. C'est lui qui, lundi matin, avec un fusil, a blessé grièvement un photographe dans les locaux du journal Libération.

Avec cette même arme, il a ensuite tiré plusieurs fois sur une tour à la Défense qui abrite des locaux de la Société Générale, avant de prendre un automobiliste brièvement en otage.

Il est donc en garde à vue depuis mercredi soir pour notamment "tentative d'assassinats".

Muré dans le silence

Le tireur présumé de Libération et de la Défense s'est muré dans le silence. Sa garde à vue a été prolongée hier soir de 24 heures et il devrait être présenté à un juge d'instruction ce soir. Mais l'homme refuse de parler aux enquêteurs et reste un mystère.

Le silence de Dekhar et de son avocat, avec Cécilia Arbona

### Confondu par son ADN et un témoignage

"Il a fallu quatre à cinq heures pour confondre à travers l'ADN cet individu", a dit Manuel Valls, précisant que les échantillons ayant servi à la comparaison avaient été notamment prélevés dans la voiture dont le tireur présumé a pris brièvement en otage le conducteur ainsi que sur des balles qui ont été retrouvées à BFM TV, où le suspect s'était rendu vendredi sans ouvrir le feu.

Cette interpellation est consécutive à un témoignage, recueilli au commissariat de Corbevoie. C'est l'homme qui l'hébergeait "de temps en temps " qui a contacté la police.

Les forces de l'ordre l'ont ensuite repéré à l'intérieur d'une voiture, à demi-inconscient. Après s'être assuré que ni lui ni le véhicule n'étaient piégés, il a pu être interpellé puis évacué par le Samu.

Il est actuellement en garde à vue et ses droits sont en train de lui être notifiées.

Quelles étaient ses motivations ?

Abdelhakim Dekhar évoque dans ses écrits un "complot fasciste", "le capitalisme", "la gestion des banlieues" et accuse les médias de participer à la "manipulation des masses".

L'homme peut désormais être entendu par les enquêteurs. Ils vont tenter d'en savoir plus sur ses motivations. Il est d'ores et déjà décrit comme quelqu'un ayant des "tendances affabulatoires " mais pas de "grain de folie " d'après l'expertise psychiatrique réalisée dans les années 90 lors de l'affaire Rey.

Quel avait été son rôle à l'époque ? La réponse avec Jean Philippe Deniau.

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