François Hollande était accompagné d’une partie du gouvernement, dont Christiane Taubira, Bernard Cazeneuve et Manuel Valls.
François Hollande était accompagné d’une partie du gouvernement, dont Christiane Taubira, Bernard Cazeneuve et Manuel Valls. © MaxPPP

Recueillement, souvenir et solidarité : François Hollande est arrivé mardi matin à Puisseguin, en Gironde, pour rendre un "hommage républicain" aux 43 victimes du plus meurtrier accident de la route en France depuis 33 ans et à leurs familles.

"Un drame semblable à celui qui nous frappe, nous ne l’avions pas vécu. Aujourd’hui nous sommes effondrés". La voix étranglée par les sanglots, Martine Cluzel, la maire de Lussac, s’est adressée à un public silencieux, visages fermés. A ses côtés , les cinq autres maires des communes touchées par la perte d’un des leurs. Face à elle, des proches des victimes, des habitants, des anonymes. Et François Hollande, accompagné d’une partie du gouvernement, dont Christiane Taubira, Bernard Cazeneuve et Manuel Valls.

Capture d'écran BFM
Capture d'écran BFM © Radio France

"Nous sommes rassemblés pour dire ensemble notre compassion, notre solidarité envers les proches frappés par le malheur", a commencé le chef de l’Etat après les discours d’hommage des maires. "Ces hommes, ces femmes, étaient membres du même club, qu’on dit du troisième âge. Ils ne sont jamais arrivés à destination", a-t-il poursuivi. François Hollande a promis "la vérité" aux familles des victimes de l'accident pour éviter "toutes les rumeurs" et "toutes les amertumes". "Je vous l'assure ici : l'enquête sera menée jusqu'au bout sous l'autorité de la justice, laisser le doute s'établir, renoncer à rechercher la vérité, ce serait laisser la place libre à toutes les rumeurs comme à toutes les amertumes. Je m'y refuse."

François Hollande, président de la République :

Parmi les quelque 160 personnes réunies à Puisseguin se trouvaient aussi la famille, venue de l'Orne, du chauffeur du camion et de son fils de trois ans, qui ont péri vendredi dans la collision de leur véhicule avec un autocar transportant un groupe de personnes âgées partant en excursion.

Ensuite, gendarmes, pompiers et secouristes devraient dresser au président de la République un tableau du terrible accident, des opérations de secours et des avancées de l'enquête. Puis, direction le stade de football de Petit-Palais-et-Cornemps, village de 756 habitants et l'une des communes girondines les plus endeuillées, où un chapiteau blanc a été dressé sur la pelouse sous lequel se presseront les officiels, les familles et les habitants des villages avoisinants venus en nombre manifester leur solidarité.

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