Manifestations d'intermittents devant le théâtre de l'Odéeon à Paris
Manifestations d'intermittents devant le théâtre de l'Odéeon à Paris © MaxPPP

Des heures de négociations entre patronat et syndicats de salariés du spectacle ont enfin débouché sur un accord, aux premières heures de la journée ce jeudi. L'État annonce un fond de soutien de 90 millions d'euros.

Il a fallu dix heures de négociation, et des occupations de théâtre un peu partout en France (Paris, Bordeaux, Lille, Montpellier…) pour que les intermittents obtiennent des avancées sur le régime d’assurance chômage des salariés du spectacle.

A la mi-jounée, Manuel Valls a aussi annoncé , de son côté, un fond de soutien à l'emploi pour les intermittents, financé par l'État, à hauteur de 90 millions d'euros . Une somme déjà annoncée en 2014, et qui ne serait pas destinée à combler le manque à gagner dénoncé par le Medef sur ce dernier accord.

Un régime chômage sur douze mois

Première avancée de taille : les intermittents devront valider leurs507 heures travaillées sur douze mois , au lieu des dix mois requis depuis 2003 (il fallait donc travailler davantage pour obtenir le quota nécessaire)

Autre mesure saluée par les syndicats : les organisations patronales de la branche se sont engagées à augmenter d’1% leurs cotisations.

Enfin, si l’accord est validé, il contient aussi une réelle avancée pour les intermittents souffrant d’affections longue durée

Un accord loin d’être validé

Cet accord de branche obtenu cette nuit ne signifie pas pour autant la fin du mouvement. Les théâtres vont cesser d’être occupés, mais pour entrer en vigueur, ce texte doit désormais être ratifié par les syndicats inter-professionnels, et surtout par le Medef qui demandait une économie de 185 millions d’euros par an aux intermittents.

Selon Denis Gravouil, secrétaire général de la CGT-Spectacle, le projet conclu dans la nuit ne réalise que des "économies à proprement parler d'environ 40 millions d'euros et 40 millions de cotisations employeur supplémentaires".Selon Denis Gravouil, secrétaire général de la CGT-Spectacle, le projet conclu dans la nuit ne réalise que des"économies à proprement parler d'environ 40 millions d'euros et 40 millions de cotisations employeur supplémentaires ".

__

Les discussions se poursuivent alors que reprennent aujourd’hui les négociations de l’UNEDIC , sur fond de tension sociale et de nouvelle journée de mobilisation.

CGT, Force ouvrière, et une vingtaine d'organisations de jeunesse, ont appelé une nouvelle fois à la grève ce jeudi, contre le projet de réforme du Code du travail .

►►►ÉCOUTER : Le détail de l'accord obtenu par les intermittents, avec Maxime Debs, du service économie de France Inter

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.