François Hollande réaffirme que "La France poursuivra inlassablement sa lutte contre le terrorisme".

François Hollande se tient à côté de Latifa Ibn Ziate , mère de l'armée française Imad Ibn Ziaten, première victime de Mohamed Merah. (février 2015)
François Hollande se tient à côté de Latifa Ibn Ziate , mère de l'armée française Imad Ibn Ziaten, première victime de Mohamed Merah. (février 2015) © AFP / ETIENNE LAURENT / POOL AFP

François Hollande s'est adressé samedi aux familles des victimes tuées il y a cinq ans par Mohamed Merah pour leur dire que "la France est toujours à leurs côtés" et qu'elle "poursuivra inlassablement sa lutte contre le terrorisme".

"Il y a cinq ans, entre le 11 et le 22 mars 2012, sept de nos compatriotes sont morts à Toulouse et à Montauban, victimes de l’équipée meurtrière d’un terroriste inspiré par la haine", a rappelé François Hollande dans un communiqué.

Nommant les victimes mais pas leur meurtrier, le chef de l'Etat a souligné qu'"Imad Ibn Ziaten, Abel Chennouf et Mohamed Legouad ont été assassinés parce qu’ils étaient des soldats français. Jonathan Sandler, ses deux fils Gabriel 3 ans, Arieh 6 ans ainsi que Myriam Monsonego, 8 ans, parce qu’ils étaient de confession juive".

"En tuant des soldats, en s’en prenant à des enfants dans une école, c’est toute la France qui a été agressée", a-t-il encore souligné. "Je veux dire à leurs familles que la France est toujours à leurs côtés et que la démocratie sera toujours plus forte que la barbarie islamiste qui lui a déclaré la guerre. La République, qui fait face à l’adversité et est capable de préserver son unité et son attachement à la liberté, poursuivra inlassablement sa lutte contre le terrorisme", a conclu François Hollande.

Le frère de Mohammed Merah en marche contre la radicalisation

Mohamed Merah avait deux frères et ils ont pris des chemins opposés. Abdelkader sera jugé en octobre prochain pour complicité. Abdelghani Merah, au contraire,ne cesse de dénoncer les actes de son frère. Il s''est lancé dans une marche contre l'intégrisme en suivant la route de "La marche des beurs" de 1983.

Ecoutez le reportage de Géraldine Hallot :

Commémorations et hommages

Le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux est attendu à Toulouse le 19 mars pour commémorer le 5e anniversaire des attentats de Mohamed Merah, qui ont fait sept morts en mars 2012.

Pour la première fois depuis 2012, l'école Ozar Hatorah (rebaptisée Ohr Torah) sera ouverte pour un moment de recueillement, selon le Conseil représentatif des Institutions juives de France. Une statue du sculpteur Charles Stratos sera dressée dans la cour de l'établissement en mémoire des trois écoliers et de l'enseignant juifs qui y ont péri sous les balles du "tueur au scooter", a-t-on ajouté de même source.

La cérémonie est prévue en présence notamment de son directeur, qui a perdu sa fille Myriam Monsonego dans la fusillade, et du père de l'enseignant Jonathan Sandler, assassiné avec ses deux fils Arieh et Gabriel.

Seront également présents le ministre, la rectrice d'Académie, le maire et le rabbin de Toulouse, selon le Crif.

Une cérémonie du souvenir aura ensuite lieu près du Capitole en présence de Bruno Le Roux et du maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc (LR), avec dépôt de gerbes au pied du magnolia planté en 2013 par François Hollande, en mémoire des sept victimes, toujours selon le Crif.

Le 15 mars 2012, à Montauban, deux parachutistes Abel Chennouf et Mohamed Legouad, étaient tués par Mohamed Merah, tandis qu'un troisième, Loïc Liber, était grièvement blessé à la tête.

Cinq ans après, la maire de Montauban Brigitte Barèges (LR) déposera une gerbe sur une plaque érigée devant le 17e régiment des parachutistes où a eu lieu la fusillade.

Quatre jours plus tôt, le 11 mars 2012 à Toulouse, le "tueur au scooter" avait démarré sa course meurtrière par l'assassinat du maréchal des logis chef Imad Ibn-Ziaten, également militaire.

Rappel des faits

L'affaire Merah
L'affaire Merah © Visactu / Visactu
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