Des papiers pour le rescapé de Saint-Denis
Des papiers pour le rescapé de Saint-Denis © MaxPPP/Le Parisien/Arnaud Journois

Lors de la prise d'assaut de l'appartement conspiratif de Saint-Denis, il avait été blessé par balles, puis placé en garde à vue et enfin menacé d'expulsion. Ce peintre sexagénaire vient enfin d'obtenir un permis de séjour.

Ahmed Gharib est en plein sommeil, cette nuit là à 4h30, lorsque le Raid ouvre le feu sur le logement dans lequel Abdelhamid Abaaoud, Hasna Aït Boulahcen, et Chakib Akrouh s'étaient retranchés. Sans comprendre ce qui est en train de se passer, l'homme ne peut que tenter de se mettre à l'abri des balles. Alors qu'un policier lui demande de se présenter les mains en l'air à la fenêtre de son studio, le sexagénaire est touché à l'épaule par un tir du Raid, un projectile lui explosé l'humérus. Une blessure qui le fait toujours souffrir et pour laquelle il s'est vu octroyer plus de six mois d'interruption totale de travail.

Après avoir reçu les premiers soins, Ahmed Gharib est placé en garde à vue dans les locaux de la DGSI pour vérifier s'il est ou pas lié à Abaaoud. Innocenté, il se voit pourtant remetttre une obligation de quitter le territoire français. C'est grâce à l'intervention de son avocat, Me Karim Morand-Lahouazi, que la préfecture des Hauts-de-Seine revient finalement sur sa décision.

C'est le 26 avril dernier, que ce peintre en bâtiment a enfin obtenu une carte de séjour d'une durée d'un an renouvelable à la la préfecture de Seine-Saint-Denis.

Ahmed Gharib, qui n'a plus de revenus ni d'appartement..., est actuellement hébergé par une association à Gagny en Seine-Saint-Denis. Il bénéficie tout de même d'un suivi psychologique.

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