La justice a reconnu lundi la responsabilité de l’État dans la prolifération des algues vertes sur la plage de Saint-Michel-en-Grève dans les Côtes d’Armor. Un cheval y était mort

L'état jugé responsable de la mort d'un cheval à cause d'algues vertes
L'état jugé responsable de la mort d'un cheval à cause d'algues vertes © Reuters /

La justice a reconnu lundi la responsabilité de l’État dans la prolifération des algues vertes sur la plage de Saint-Michel-en-Grève dans les Côtes d’Armor. Un cheval y était mort, intoxiqué par les algues, en 2009.

En juillet 2009, le cheval de Vincent Petit s’était enlisé dans la vase de la plage de Saint-Michel-en-Grève, dans les Côtes d’Armor. Il était à proximité d’une rivière couverte d’algues vertes. Ces algues sont le signe de pollutions agricoles, notamment porcines. En décomposition, elles dégagent un gaz mortel, l’hydrogène sulfuré (H2S).

En inhalant ce gaz toxique, le cheval était mort et le cavalier n’avait eu la vie sauve que grâce au secours d’un témoin qui était venu le chercher. Ce témoin n’avait pas pu aller travailler pendant 19 jours.

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Pour la première fois, la justice a retenu la responsabilité de l’État, considérant que la Préfecture des Côtes d’Armor n’avait pas été efficace dans la mise en œuvre des règles nationales et européennes sur la protection des eaux contre les pollutions agricoles.

La cour a, par ailleurs, estimé que le cheval était bien mort à cause du gaz dégagé par les algues vertes, ce qui ouvre la porte à un autre gros dossier.

En juillet 2009, un homme de 48 ans, transporteur d’algues est mort. Sa famille qui a porté plainte contre X pour homicide involontaire par imprudence, est persuadée qu’il a été intoxiqué par les algues vertes qu’il transportait.

Algues vertes
Algues vertes © Radio France
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