Le mélanome day, faites vous dépister
Le mélanome day, faites vous dépister © MaxPPP/BeneluxPix/Philippe Turpin

C'est la 18e édition cette année du mélanome-day, une journée de dépistage gratuit du mélanome, le cancer de la peau qui tue près de 2.000 personnes chaque année en France et fait 12 000 nouveaux cas.

Sur 200 sites à peu près, les dermatologues proposent de scruter votre peau à la recherche du grain de beauté qui pourrait s'avérer malin. L'an dernier, 15.000 personnes étaient venues se faire dépister et une trentaine de mélanomes avaient été découverts.

Ecoutez le reportage de Véronique Julia

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce n'est pas dans le Sud qu'on trouve le plus de mélanomes

Une étude menée par le syndicat des dermatologues et celui des anatomopathologistes (spécialistes des tissus prélevés) montre qu'il y en a plus en Bretagne qu'en région PACA. Les dermatologues le savaient depuis longtemps mais ce n'était pas encore démontré avec des chiffres. L'enquête menée sur l'année 2014 en apporte une preuve. 585 mélanomes détectés dans le Var et les Alpes Maritimes rapporté au nombre d'habitants, on est dans la moyenne nationale. Contre 1305 cas détectés dans les quatre départements bretons et là c'est presque trois fois la moyenne nationale. On aurait pu croire que c’est là où le soleil semble taper le plus fort qu'on attrape des mélanomes. Et bien non. Claudine Blanchet Bardon est la vice-président du syndicat des dermatologues .

La plus part des bretons sont d’origine celte avec une peau claire, en Bretagne le temps et la fraicheur font que les gens se protègent moins. Mais il faut savoir que les UV passent les nuages et que quand vous vous baignez les UV pénètrent dans l’eau sur 60 centimètres

Il ressort aussi de cette étude que les hommes sont particulièrement touchés en Bretagne, dans le Finistère notamment, ce qui pourrait être imputable aux activités de plein air comme la pêche.

Le syndicat des dermatologues souhaite pousser bientôt ses investigations pour voir si un gène associé à la population bretonne ne serait pas en jeu dans ce nombre étonnamment élevé de mélanomes.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.