Il n'y a pas qu'à Paris ou Marseille que l'épidémie de Covid-19 connaît une résurgence. Une trentaine de départements sont désormais en "zone rouge" et les indicateurs (incidence, hospitalisations, admissions en réa) sont en augmentation, notamment dans le Rhône ou en Gironde.

Un stand de test Covid-19, ici à Orchies dans le Nord. Image d'illustration.
Un stand de test Covid-19, ici à Orchies dans le Nord. Image d'illustration. © Radio France / François Cortade

La carte de France est de plus en plus rouge. Lundi encore, le gouvernement a placé sept nouveaux départements en zone de "circulation active" du coronavirus, dont le Nord, le Bas-Rhin, la Seine-Maritime et la Côte-d'Or, qui comptent des agglomérations importantes : la métropole de Lille, Rouen, Le Havre, Strasbourg ou bien Dijon. Fin août déjà, les départements de Bordeaux (Gironde), Toulouse (Haute-Garonne) et Lyon (Rhône) y avaient été ajoutés, en plus de Paris et des Bouches-du-Rhône. 

C'est d'ailleurs dans ce dernier département, celui de Marseille, en excluant la région parisienne, que la situation sanitaire semble être la plus critique : le taux d'incidence du virus (le nombre de cas pour 100 000 habitants) y est actuellement trois fois plus élevé que dans le reste du pays. Il a dépassé les 190 cas, alors que le seuil d'alerte était fixé à 50. Le taux de positivité quotidien y est évidemment de plus en plus élevé – plus de 8 % des tests effectués en fin de semaine dernière – et, depuis la fin du mois d'août, le nombre de personnes hospitalisées ou placées en soins intensifs ne cesse d'augmenter. Mais comment l'épidémie évolue-t-elle, au-delà des Bouches-du-Rhône et de l'Île-de-France ?

La Gironde et le Rhône en première ligne

Sans surprise, le taux d'incidence est, dans ces départements placés en rouge, en augmentation constante depuis le début du mois d'août. En particulier dans les Alpes-Maritimes, en Gironde ou dans le Rhône : 129 cas pour 100 000 habitants dans le département de Nice, 125,7 dans celui de Bordeaux et 93,4 dans celui de Lyon la semaine dernière, alors qu'au début du mois d'août ce même taux ne dépassait pas les 15.  

Si la situation a pu être jugée inquiétante en Haute-Garonne (Toulouse) où dans le Nord (Lille), elle n'atteint pas pour l'instant le même niveau que dans les départements précédemment cités et qu'en région parisienne ou en Paca. 

Conséquences sur les hospitalisations

Dans ces départements où le taux d'incidence est élevé (et donc le nombre de personnes positives en hausse), la courbe des hospitalisations semble emprunter le même chemin, avec quelques jours de retard, comme nous l'expliquions dans un précédent article

Dans le Rhône, le nombre de personnes hospitalisées pour des cas de Covid-19 a plus que doublé entre le 24 août et le 7 septembre, passant de 83 à plus de 180. La tendance est aussi légèrement à la hausse, depuis le 24 août, dans les Alpes-Maritimes ou en Gironde, même si elle est moins forte que dans le Rhône. Du côté des admissions en service de réanimation ou soins intensifs, la hausse est, elle aussi, très nette dans le Rhône et en Gironde, beaucoup plus qu'en Côte-d'Or ou en Haute-Garonne.