Le géant de l'e-commerce vient d'inaugurer à Clichy (Hauts-de-Seine) un centre de développement Prime Air, dédié à la livraison par drones. Une activité encore très expérimentale.

Un prototype du projet Prime Air d'Amazon, pour la livraison par drone
Un prototype du projet Prime Air d'Amazon, pour la livraison par drone © Maxppp / UPI

C'est un premier pas vers la livraison par drones en France pour Amazon. Ce jeudi 18 mai, le géant américain a annoncé dans un communiqué l'ouverture d'un centre de développement Prime Air à Clichy, dans les Hauts-de-Seine. Prime Air, c'est le système de livraison qu'a conçu Amazon pour livrer ses clients par drone en trente minutes.

Mais pour le moment, ce ne sont que les prémisses de ce système de livraison du futur. Une équipe composée d’une douzaine d’ingénieurs doit déjà créer un logiciel supposé gérer le trafic de ces drones. Des centres de développement Prime Air existent aussi aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Autriche et en Israël. Amazon explique ainsi tester ses engins dans plusieurs endroits.

L’objectif pour le géant améicain est de concevoir un logiciel "qui permettra d’intégrer des drones volant dans l’espace aérien au-delà du champ de vision de manière sécurisée". Les drones pourront donc voler "à basse altitude en toute sécurité" grâce à ce logiciel, qui doit aussi intégrer "la gestion des imprévus et le contournement des fortes intempéries".

Un premier essai d'Amazon Prime Air a été réalisé en décembre 2016 en Angleterre : une livraison par drone autonome a été effectuée en treize minutes.

La livraison de colis par drone, c'est pour quand ?

Pour l'instant, aucune date de lancement de l'activité n'est communiquée par Amazon. Cela fait maintenant plus de trois ans que le projet Prime Air a été présenté et, assurément, sa mise en place en France n'est pas pour tout de suite.

D'abord parce que la législation française est très restrictive en matière de drones.

L'altitude maximale de vol pour un drone est de 150 mètres, et bien inférieure aux environs des aérodromes et zones militaire. Interdiction également pour les utilisateurs de perdre leur aéronef de vue ou de le faire voler la nuit. Il n'est pas non plus possible de survoler des personnes avec un drone.

Des mesures qu'il faudra donc faire évoluer pour permettre les vols commerciaux. Sans compter, aussi, le temps de développer ce nouveau logiciel de gestion du trafic des drones autonomes.

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