Manifestations à Paris le 30 janvier, contre l'Etat d'urgence
Manifestations à Paris le 30 janvier, contre l'Etat d'urgence © MaxPPP/Wostok Press/Tatif

Alors qu'un projet de loi le prorogeant une nouvelle fois l’état d’urgence pour trois mois a été présenté mercredi en conseil des ministres, de nombreuses voix s’élèvent pour condamner les dérives des cet état d'exception.

Jacques Toubon était de jeudi matin l’invité de France Inter. Le défenseur des droits publie aujourd’hui son rapport d’activité qui met en lumière, notamment, les violations des droits dues à l’état d’urgence : 42 réclamations reçues en l'espace de cinq semaines seulement.

L'etat d'urgence permet entre autres de mener des perquisitions et de prononcer des assignations à résidence sans l'accord préalable d'un juge.

Le même jour Amnesty International publie un rapport consacré à "l'impact disproportionné de l'état d'urgence". L’ONG dénonce "trois mois de mesures appliquées de façon discriminatoire et disproportionné" et pour cela liste des exemples qui illustrent, selon elle, les "violations des droits humains" constatées depuis son instauration de l’Etat d’urgence le 13 novembre dernier.

Geneviève Garrigos, la présidente d'Amnesty-France avec Yann Gallic

L’organisation milite pour que l’état d’urgence ne soit pas reconduit et pour cela appelle les parlementaires à "préserver les droits, à ne pas céder au chantage à la sécurité" et donc à ne pas soutenir les propositions visant à prolonger l’état d'urgence en vigueur. Pour les sensibiliser, Amnesty lance une pétition.

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