Les grillages disposés autour des neuf bancs.
Les grillages disposés autour des neuf bancs. © Radio France / Pierre Marsat

Les grilles positionnées autour de neuf bancs d’Angoulême ont été démontées ce jeudi soir, mais seulement provisoirement. Des auteurs de BD ont écrit au maire pour s’indigner du dispositif.

Les grillages ont été démontés en catimini pendant la nuit, selon la Charente Libre. Le directeur de cabinet du maire d’Angoulême, Antoine Truffaux précise qu’il s’agit d’une décision provisoire, motivée par la dangerosité du dispositif. Dans l’après-midi, deux adolescents s’étaient introduits à l’intérieur. La mairie indique vouloir les réinstaller dès l’arrivée des galets censés "habiller" le grillage.

Antoine Truffaux confirme que la mairie n'a pas changé d'idée à Rosalie Lafarge, de France Info.

Les gabions ont été retirés hier soir par mesure de sécurité. C'est temporaire. On ne recule pas. On est aujourd'hui dans une polémique qui n'a aucun sens. On parle de neuf bancs sur un total de 32.

50 sec

"On ne recule pas"

Dans le principe, rien ne change donc. Via cette mesure, le maire UMP Xavier Bonnefont espère lutter contre "les marginaux qui se livrent à une alcoolisation récurrente, et les trafiquants de stupéfiants qui squattaient ces bancs ".

►►► LIRE AUSSI | Les grilles anti-SDF de neuf bancs d’Angoulême choquent

"De la pub en cognant sur la misère"

Ce jeudi, les réactions ont été nombreuses : tags sur les grillages, tracts distribués en ville, pétitions… Et à un mois du célèbre festival de bande dessinée d’Angoulême, qui doit se tenir du 29 janvier au 1er février 2015, certains écrivains et illustrateurs ont adressé une lettre ouverte au maire de la ville.

C’est le cas de Yan Lindingre, le rédacteur en chef de la revue Fluide Glacial, joint par Leo Rozé.

Est-ce qu’il n’y a pas autre chose à faire ? Je ne comprends pas ces gens qui se font de la pub en cognant sur la misère. Si on peut peser en disant "nous on n’est pas d’accord"…

36 sec

Si on peut peser en disant "nous on n'est pas d'accord"...

Le journaliste et scénariste Denis Robert, qui fait partie du jury de la 41e édition du festival, est également signataire de cette lettre cinglante, aux côtés de Lefred Thouron et Diego Aranéga.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.