[scald=61253:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - L'un des membres du groupe de "hackers" turcs qui a revendiqué le piratage du site internet de Charlie Hebdo affirme que le quotidien Libération pourrait être leur prochaine cible.

Les locaux de l'hebdomadaire satirique ont été détruits par un incendie criminel mercredi dernier avant la publication d'un numéro rebaptisé "Charia Hebdo" avec en Une un prophète Mahomet hilare.

Son site internet a en outre été mis hors service par des pirates turcs, qui se sont désolidarisés de l'attaque au cocktail Molotov contre le siège de Charlie Hebdo.

Le quotidien Libération a offert "l'asile journalistique" aux rédacteurs et dessinateurs de l'hebdomadaire et a consacré son édition de jeudi dernier à l'attentat, avec des illustrations des dessinateurs de "Charlie Hebdo".

"Si Libération continue à publier ces dessins, nous nous occuperons d'eux aussi", déclare Ekber dans le Journal du Dimanche.

Ce jeune homme de 20 ans, étudiant en informatique à Istanbul, a pour nom de code "Black Apple" sur la Toile.

"Nous ne pensons pas avoir fait quelque chose de mal, ce n'est pas comme si nous avions siphonné des comptes bancaires. C'est une protestation contre une insulte à nos valeurs et nos croyances", explique-t-il.

"Nous défendons notre pays et nos institutions", ajoute-t-il.

Sophie Louet

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