Des rassemblements inter-religieux étaient organisés à Bordeaux, Lyon, ou Saint-Étienne-du-Rouvray, toujours marqués par l’émotion qu’a causé le meurtre du père Hamel.

Dans la marche oecuménique organisée à Lyon, le 30 juillet 2016
Dans la marche oecuménique organisée à Lyon, le 30 juillet 2016 © AFP / JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP

Encore marquée par l’attaque de l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray et le meurtre du père Hamel, des rassemblements interreligieux ont eu lieu samedi, quatre jours après les faits. Une marche de la fraternité était organisée à Lyon dans l’après-midi, qui a rassemblé près de 400 personnes.En tête du cortège, des banderoles proclament "Nous vaincrons par la fraternité", "Ceci n'est pas une guerre des religions" ou encore "On est tous frères et soeurs". Musulmans, chrétiens et laïcs tenaient à se retrouver pour témoigner "d'une société unie face au terrorisme".

Un rassemblement avait aussi lieu dans une église de Bordeaux en fin de journée, et une veillée de prière dans la seconde église de Saint-Étienne-du-Rouvray, l’église Sainte-Thérèse, alors que l’église Saint-Étienne, où les terroristes avaient fait irruption, n’a toujours pas été ouverte à nouveau aux fidèles

Ce vendredi, des fidèles musulmans et chrétiens avaient déjà partagé un moment de culte à Saint-Étienne-du-Rouvray, entre mosquée et église, tandis que 200 personnes avaient entamé une marche œcuménique à Toulouse, comme à La Rochelle, ou à Périgueux.

Le lendemain, les musulmans sont invités par le Conseil français du culte musulman (CFCM) à se rendre à la messe dominicale pour exprimer "solidarité et compassion". Son président, Anouar Kbibech se rendra lui-même à la cathédrale d’Evry, puis à Notre-Dame-de-Paris.

De son côté, la Conférence des évêques a appelé les paroisses à leur réserver un "accueil fraternel".

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