Le gouvernement néerlandais révèle qu'un deuxième insecticide a été utilisé par Chickfriend, le prestataire de services incriminé dans les œufs au fipronil.

Des œufs sont analysés pour vérifier s'ils sont contaminés au fipronil dans un laboratoire de l'Agence pour la santé et la sécurité nutritionnelle en Autriche
Des œufs sont analysés pour vérifier s'ils sont contaminés au fipronil dans un laboratoire de l'Agence pour la santé et la sécurité nutritionnelle en Autriche © AFP / Johann Groder / APA-PictureDesk / APA

Un deuxième insecticide a été utilisé pour tuer des mouches dans un élevage bovin et avicole aux Pays-Bas par Chickfriend, le prestataire de services suspecté dans l'affaire du fipronil. L'information a été révélée dans une lettre adressée au Parlement et signée par deux ministres néerlandais. Celui-ci s'appelle l'amitraze et il est autorisé uniquement en France en médecine vétérinaire.

C'est quoi l'amitraze ?

C'est un pesticide et un antiparasitaire. En France, il est utilisé sur des ruches sous forme de lanières, pour protéger les abeilles du varroa : un acarien parasite. Mais ce produit phytosanitaire est toxique. Il était d'ailleurs utilisé dans la conception de deux colliers pour chiens contre les tiques, mais ces médicaments ont vu leur Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) suspendues. Depuis 2008 ce produit est même totalement interdit comme phytopharmaceutique dans l'Union Européenne, c'est à dire en traitement sur des plantes. Il est également proscrit en tant que biocide, c'est à dire, de le vaporiser dans des étables ou dans des poulaillers.

Pour le gouvernement néerlandais, un produit "modérément toxique"

Jusqu'ici, le ministère de l'Agriculture indique ne pas avoir été alerté par les dispositifs de veille de la Commission européenne sur la présence sur les œufs. De son coté le gouvernement néerlandais qualifie l'amitraze de "modérément toxique".

Si des élevages en France sont contaminés, on le saura bientôt. Le ministère de l'Agriculture français a donné l'instruction le 8 août dernier aux services départementaux de mener des enquêtes dans les élevages de poules pondeuses. Jusqu'au 31 août, les produits antiparasitaires seront analysés pour vérifier leur composition et donc, qu'ils ne contiennent ni du fripronil, ni de l'amitraze.

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