Une étude de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) rappelle que le viol est l'une des infractions les moins signalées à la police

Les femmes toujours peu nombreuses à déclarer un viol à la police ou à la gendarmerie selon une enquête de l'ONDRP
Les femmes toujours peu nombreuses à déclarer un viol à la police ou à la gendarmerie selon une enquête de l'ONDRP © Maxppp / Rafael Ben AriI/Wostok Press

L'étude a été réalisée par l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP). L’Institut national de la statistique a interrogé 290 personnes, majoritairement des femmes, âgées de 18 à 75 ans, ayant déclaré avoir subi un viol au cours des deux années précédant l’enquête. Les réponses font dire à l'ONDRP que "le viol est l'agression sexuelle la plus grave et probablement la plus traumatisante pour la victime" et pourtant c'est "l'une des infractions les moins signalées à la police" et ce malgré les progrès de l'écoute dans les commissariats et les gendarmeries.

13% seulement de victimes de viol ont déposé plainte

62% des femmes victimes de viol ont décidé de n'informer ni la police ni la gendarmerie et ceci pour s'éviter "des épreuves supplémentaires". Craignaient-elles d'être mal accueillies ou de ne pas être crues . En tout cas seule une victime de viol sur cinq se déplace dans un commissariat ou une gendarmerie pour déclarer l'agression dont elle a été victime (19%).

  • 13% déposent plainte,
  • 4% font une main courante
  • 2% s'en tiennent là.
Seulement 13% des femmes qui se disent victimes de viol ont déposé plainte
Seulement 13% des femmes qui se disent victimes de viol ont déposé plainte © Visactu

A noter également que 66% des femmes de l'étude pensent que cela ne servira à rien de dénoncer le viol dont elles ont été victimes. 31% pensent même que les violences qu’elles ont subies "ne sont pas graves".

67% de femmes qui ne se rendent pas au commissariat ou à la gendarmerie préfèrent trouver une autre solution

  • Dans 29% des cas, les victimes consultent un psychologue ou un psychiatre à la suite de leur agression,
  • 21% consultent un médecin,
  • 15% des personnes victimes prennent contact avec une association ou un centre d’appel d’aide aux victimes,
  • près de deux tiers des victimes (63%) se confient à un proche

Mais surtout : près d’une victime de viol sur cinq n’a jamais parlé de son agression (19%). Et cela montre même jusqu'à un sur trois, lorsque la victime a été violée par une personne vivant avec elle.

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