Le ministère de l'Intérieur souhaite désormais que les messages d'alerte et de prévention soient diffusés via Twitter, Facebook et Google mais aussi par la RATP, Vinci Autoroutes, Radio France et France Télévisions.

Lancée en mai 2016, l'appli SAIP devait signaler un danger aux utilisateurs qui étaient dans le secteur. Elle n'a jamais fonctionné.
Lancée en mai 2016, l'appli SAIP devait signaler un danger aux utilisateurs qui étaient dans le secteur. Elle n'a jamais fonctionné. © AFP / Bertrand Guay

Le gouvernement a décidé de mettre fin à l'application d'alerte attentat SAIP, qui avait été mise en place après les attentats de 2015. Ce système, qui était censé permettre de prévenir la population via une application, a connu de nombreux bugs.

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E Alerte web Beauvau

Le lancement de l'application avait eu lieu en mai à l'occasion de l'Euro de football. Elle était destinée à "doter le ministère d'un outil qui permettrait de donner à la population une information rapide et fiable en cas d'événement majeur". "Elle n'a en fait jamais marché", a regretté le ministre de l'Intérieur devant les députés.

Les réseaux sociaux en tête de pont

"Le contrat qui lie le ministère de l'Intérieur au prestataire se termine le 31 mai et ne sera pas renouvelé", a-t-on expliqué du côté de la place Beauvau.

A partir du 1er juin, le ministère souhaite remplacer l'application défectueuse par un message d'alerte sur les réseaux sociaux Twitter, Facebook et Google. 

Le service public mobilisé

Par exemple, le gouvernement pourra utiliser l'application Safety Check de Facebook pour diffuser des messages quand, sur Twitter, un bandeau délivrera des informations en haut des lignes de tweets. Des messages du ministère de l'Intérieur seront mis en avant lorsque l'internaute tapera des mots-clés en lien avec l'événement sur le moteur de recherche Google. 

"De la même manière, Radio France, France Télévisions, la RATP, Vinci Autoroutes  ont accepté de relayer en priorité nos messages", a expliqué le ministre de l'Intérieur.

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