La gifoe
La gifoe © Radio France

Gifler son enfant n'est pas un geste anodin ! C'est le slogan d'une campagne de sensibilisation réalisée par la Fondation pour l'enfance. Objectif : convaincre les parents que les fessées et autres gifles ont des conséquences néfastes sur les enfants.

Un spot de trente secondes diffusé à partir du 22 juin sur les chaînes télévisées et sur internet, montre un enfant giflé par sa mère parce qu'il faisait du bruit pendant qu'elle était au téléphone. La scène est ensuite projetée au ralenti pour montrer l'effet ressenti par le petit garçon, accompagnée de la mention :

Une petite claque pour vous, une grosse claque pour lui.

Selon la fondation créée en 1977 par Anne-Aymone Giscard d'Estaing, qui avait lancé une première campagne sur ce thème en 2011 :

Plus de 50% des parents commencent à frapper leur enfant avant l'âge de deux ans, persuadés par l'éducation qu'ils ont reçue que cela leur est utile et profitable.

La fondation se base sur des études réalisées à l'étranger, notamment dans des pays anglo-saxons. Une étude de chercheurs canadiens, publiée en juillet 2012 dans la revue américaine Pediatrics, affirmait ainsi que les personnes qui ont reçu des fessées lorsqu'elles étaient enfants ont plus de risques de souffrir d'affections mentales une fois adultes, que ce soit des désordres comportementaux ou des problèmes d'alcool ou de drogue.

Gilles Lazimi est médecin généraliste à Romainville en Seine-Saint-Denis et coordinateur de la campagne. Il est interrogé par Angélique Bouin

Selon la fondation, "32 pays ont interdit par la loi les violences éducatives ordinaires en direction des enfants", mais pas la France. Une proposition de loi en ce sens avait été déposée en 2010 par l'ex-députée UMP et pédiatre Edwige Antier, mais n'avait pas eu de suite.

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